DEUXIÈME PARTIE: CORRESPONDANCE
le grand nombre d'années , tanta annorum nu- grands critiques, ne voulaient point recevoir ces
merositate, où ce livre a eu cette autorité. On livres pour établir les dogmes; mais leur avis
pourrait montrer h peu prés la même chose des particulier n'était pas suivi , et n'empècbait pas
autres livres , qui ne sont ni plus ni moins con- que les plus sublimes et les plus solides théolo-
testésque celui-Ia, et en fauv remonter l'autorité giensde l'Eglise ne citassent ces livres eu auto-
jusqu'aux temps les plus voisins des apôtres, rfté, même contre les hérétiques, comme l'exem-
sans qu'on en poisse inoutrer le commencement, pie de saint Augustin vient de le faire voir, pour
Dixième fait : en effet, si l'on voulait encore ne point entrer ici dans la discussion inutile des
pousser la tradition plus loin , et nommer ces autres auteurs. D'autres ont remarqué , avant
excellents docteurs et si voisins du temps des moi, que saint Jérôme lui-même a souvent cité
apôtres, qui sont marqués dans saint Augustin , ces livres en autorité aveclcs autres Ecritures, et
on peut assurer qu'il avait en vue le livre des qu'ainsi les opinions particulières des docteurs
Témoignage» de saint C\ prien, qui est un recueil étaient, dansleurs propres livres, souventempor-
des passages de l'Ecriture , où , à L'ouverture du tées par l'esprit de la tradition et par l'autorité