‹ Œuvres completes de Bossuet (volume 5)Chapitre 271 sur 313 · DEUXIÈME PARTIE: CORRESPONDANCE · texte numérisé non relu

DEUXIÈME PARTIE: CORRESPONDANCE

le grand nombre d'années , tanta annorum nu- grands critiques, ne voulaient point recevoir ces

merositate, où ce livre a eu cette autorité. On livres pour établir les dogmes; mais leur avis

pourrait montrer h peu prés la même chose des particulier n'était pas suivi , et n'empècbait pas

autres livres , qui ne sont ni plus ni moins con- que les plus sublimes et les plus solides théolo-

testésque celui-Ia, et en fauv remonter l'autorité giensde l'Eglise ne citassent ces livres eu auto-

jusqu'aux temps les plus voisins des apôtres, rfté, même contre les hérétiques, comme l'exem-

sans qu'on en poisse inoutrer le commencement, pie de saint Augustin vient de le faire voir, pour

Dixième fait : en effet, si l'on voulait encore ne point entrer ici dans la discussion inutile des

pousser la tradition plus loin , et nommer ces autres auteurs. D'autres ont remarqué , avant

excellents docteurs et si voisins du temps des moi, que saint Jérôme lui-même a souvent cité

apôtres, qui sont marqués dans saint Augustin , ces livres en autorité aveclcs autres Ecritures, et

on peut assurer qu'il avait en vue le livre des qu'ainsi les opinions particulières des docteurs

Témoignage» de saint C\ prien, qui est un recueil étaient, dansleurs propres livres, souventempor-

des passages de l'Ecriture , où , à L'ouverture du tées par l'esprit de la tradition et par l'autorité

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