DEUXIÈME PARTIE : CORRESPONDANCE
explication qui paraît si contraire a ce que vous venez de soutenir avec tant d'esprit et d'érudition. Cependant il ne parait pas qu'il y ait moyen de sauver autrement l'honneur des canons île Trente sur cet arlicle.
Me voilà maintenant au bout de votre lettre, Monseigneur, dont je n'ai pu faire une exacte analyse, qu'en [n'étendant bien plus qu'elle. Je suis bien fâché de cette prolixité, mais je n'y vois point de remède ; et cependant je ne suis pas encore au bout de ma carrière : car j'ai promis plus d'une fois de montrer en abrégé, autant qu'il sera possible, la perpétuité de la foi catholique conforme à la doctrine des protestants sur ce sujet. C'est ce que je ferai, avec votre permission, dans la lettre suivante, que je me donnerai l'honneur de nous écrire; et cependant je suis avec zèle, Monseigneur , votre très-humble et très-obéissant serviteur. Leibnitz.