DEUXIÈME PARTIE : CORUESPONDANCE
pasà conséquence cette exclusion de V Apocalypse.
N il Vous produise! le dénombrement il»1 saint Athanase dans le fragment précieux d'une de ses Lettres pascales '. et l'abrégé ou synopse de L'Ecriture3, ouvrage excellent attribué au môme Père : mais si vous aviez ajouté que dans ce fragment le livre tFEsther ne se trouve pas au rang des canoniques. Le défaut de votre preuve
ou! sauté ;ui\ veux.
VIII. 11 est vrai que sur la fin il ajoute que, l»mr une plus grande exactitude, il remarquera d'autres livres qu'on lit aux catéchumènes par l'ordre des Pères, quoiqu'ils ne soient pasdans le canon, el qu'il compte parmi ces livres celui d'Esther. Hais il est vrai aussi qu'il j compte en même temps la Sagesse de Salomon, l;i Sagesse de Sirach, Judith et Tobie. Je ne parle pas de deux autres livres dont il fait encore mention, ni de ce qu'il dit «les apocryphes Inventés par les hérétiques, en confirmation de leurs erreurs.
1\. Pour la Synopse, qui est un ouvrage qu'on ne juge pas indigne de saint Athanase, encore qu'il n'en >«>il pas, nous \ trouvons en premier lieu avec Jérémie, Baruch, les Lamentations et la lettre qui est à la fin de Baruch :!, comme un ouvrage de Jérémie : d'où je tire la même conséquence que i\u canon de Laodiçée.
X. En second heu, Esther v est : mais non pas parmi les n inut deux livres du canon. L'auteur la nid à la tête deslivres de Judith, de Tobie, de la Sagesse de Salomon, et de celle do Jésus, fils do Sirach '. Quoiqu'il no compte pas ces livres parmi les vingt-deux livres canoniques, il les range parmi les livres du Vieux Testament qu'on lit aux catéchumènes : sur quoi je vous laisse à faire telle réflexion qu'il nous plaira. Il me suffit de vous faire voir qu'il les compte avec Esther, et leur donne la même autorité.
XI. Vous allègue! le dénombrement de saint Grégoire de Nazianze, et l'Iambique m du même saint àSéleucus, que vous attribuez à Amphiloque 5. Vous deviez encore ajouter que saint Grégoire de Nazianze omet le lÀvred' Esther, comma avait l'ait Méliton, avec VEpttre aux Hébreux et l'Apocalypse, et laisse parmi les livres douteux ceux qu'il n'a pas dénommés.
XII. L'Iambique que vous donnez à Amphiloque, après le dénombrement des livres do l'Ancien Testament, remarque que quelques-uns y ajoutent le livre d'Esther ; le laissant par ce moj on en termes exprès, parmi les douteux. Quant à VEpUre uux Hébreux, il la reçoit, en observant
1 Num. 74; S. Alkun. Fragm., t. i, par. il; Epist. j'est., ibid. p. 9G2 et seq. — : Tom. u. — j Ibid — \Ibid.— '' Num. 74; Greg, Nation*., car. 33, éd. 1630.