DEUXIÈME PARTIE : CORRESPONDANCE
secrètement, tant la conformité y paraissait avait déjà distingués d'avec les ouvrages des
grande. Il D6 s'agit pas de doux ou trois mots auteurs qu'on appelait ecclésiastiques : l'Occi-
marquésen passant, comme sont ceux que vous dent, où nous pouvons dire avec confiance que
alléguez de ['Eplire de saint Jude: ce sont des la pureté de la foi et des traditions chrétiennes
versets entiers tirés fréquemment et de mot à s'est conservée avec un état particulier, en fil
mot de ces livres. Nos auteurs les ont recueillis, le canon, et le concile de Trente en a suivi
et ceui qui voudront les remarquer, en trouve- l'autorité.
ront de cette nature un plus grand nombre et Voilà, Monsieur, les preuves constantes de la
de plus prèsqu'ils ne pensent. Toutesces divines tradition de ce concile. J'aime mieux attendre
conformités inspirent aux plus saints docteurs, devotreéquitéquevouslesjugiezsansréplique,
dès les premiers temps, la coutume de les citer que de vous le dire, et je me tiens très-assuré
commedivins,aveclaforcequenousavonsvue. que M. l'abbé de Lokkum ne croira jamais que
On a vu aussi que cette coutume ne pouvait être ce soit là une matière de rupture, ni une raison
introduite ni autorisée que par les a pôtre8,puis- de vous élever avec tant de force contre le con-
qu'on n'y remarquait pafl de commencement, cile de Trente. Je suis, avec l'estime que vous
Il était naturel, en cet état, de mettre ces livres savez, Monsieur, votre très-humble serviteur,
dans le canon. Une tradition immémoriale les J. Bénigne, éo. de Meaux.