CHAPITRE XL
Continuation de la même matière, où il est traité de l'irn] . ;Tection de notre justice à cause du combat de laconvo.tise.
Nous pouvons considérer trois choses dans l'homme: premièrement, le règne de la convoitise, tel que nous le voyons dans les grands pécheurs, qui éteint toute la chai ilé;el c'est l'injustice consommée; secondement, le règne partait de la charité, tel que nous le croyons dans
1 Rnm., Y, 5. — » / Thés., il, P. — ' Jonn., xv, IS. — ' Jet., xxxi. 3-t. — ' Ram., vu, 4. — ' Volir tas nos ra Miefldita inârma per leg'TT). ut sxne'. f:ra'ii voluntati m, tt volnn'HS sanau im >leat legom. ( \uy-, De Spir. e> lie, cap. 9, n. 15/ P r qum [graliaoQ Bolam quod lex jubet posât iinplere. {Ibid., c. 10, n. 16, tom. x.j
les bienheureux, qui consume tonte la convoitise ; el c'esl la justice parfaite: et enfin, le règne de la charité, tel qu'il est en ce pèlerinage mortel; où encore que la convoitise soit surmontée, elle n'est pas entièrement abolie. Ce règne de la charité lait en nous une véritable justice; ce mélange delà convoitise empêche qu'elle ne soit justice parfaite.
Il résulte clairement de cette doctrine qu'en ce lieu de misère et d'infirmité, où la chair convoite contre l'esprit, il n'y a aucun homme exempt de péché ;ear si la convoitise domine, il
s'ensuil que la charité est vaincue, et l'homme est précipité aux péchés damnantes; et encore que la charité sud victorieuse, toutefois la convoitise i' ibte, et dans une si âpre mêlée, el une résistances! opiniâtre; où nous avons à nous combattre nous-mêmes, il arrive infailliblement que l'esprit qui surmonte par la charité, reçoit que! ques blessures par la convoitise. C'est pourquoi
nous avons besoin toi de notre vie de recourir au
baptême de larmes, et au remède salutaire de la pénitence.
Celle vérité catholique met une différence notaire entre les pèches. Car il y a en nous des péchés qui établissent la domination de la convoitise, et ce sont ceux que l'Eglise appelle mortels, parce qu'ils éteignent la charité. 0 y en a d'autres qui naissent en nous à cause du combat de la convoitise, el qui n'empêchent pas que la
chante ne triomphe en nous; ce BOUl ceux que nous appelons véniels. C'est à cause de ces péchés que ceux-là mêmes dans lesquels la charité règne, qui peuvent dire avec l'apôtre saint Paul : Qui me séparera delà charité île Jésus-Christ ? il à vent dire aussi tous les jours à Dieu : Bemettex-nous uns dettes, comme nous remettons àceux qui uous doivent. Je ne pense pas (pie nos adversaires usent s'opposer à celle doctrine, s'ils veulent prendre la peine de la bien comprendre.
De là vient que nous confessons humblement que c'est une partie de notre justice de reconnaître (pie nous sommes pécheurs, et que celui-là esl le plus avance d uis la justice de cette vie, qui remarque « en profitant tous les jours, combien il est éloigné de la perfection de la justice! . »
Ce n'est pas qu'il ne faille avouer qu'il y a quelque perfection ici-bas selon la mesure de cet exil. Car Jésus-Christ n'a pas dit en vain : « Soyez « parfaits comme votre Père céleste est parfait2;» et saint Paul : « Mous prêchons la sagesse entre « les parfaits3. » Il y a donc quelque sorte de perfection, même en ce pèlerinage moi tel; parce
' Mu'ttim >n hac vita proferit qui qnam lonee sit a perfectiono justiiiae ^tofi en o cognovit. {A"g., Dis Spirit. et litl., c. 36, n. 64, tom. x.) — J Matai., v, 48. — • / Cor , n, 6.
& RÉFUTATION DU SIEUR FERRY
qu'encore que l'homme juste n'arrive pas à la gloire des saints. » Ainsi, quoique la convoitise
charité achevée, il n'obéit à aucune convoitise; et entreprenne pour détruire la justice des entants
encore qu'il ne possède pas entièrement le sou- de Dieu, elle demeure victorieuse par la charité,
veruin bien, néanmoins il ne se plaît en aucun qui est la véritable justice, comme l'appelle saint
mal, gémissant avec l'Apôtre, et disant :«Malheu- Augustin; et la grâce les remplit tellement, que
« heureux homme que je suis ! qui me délivrera nous voyons tout ensemble, en l'homme fidèle,
« de ce corps de mort '?» «Ainsi nous pouvons, » plus de force, plus d'infirmité, plus de gloire,
dit saint Augustin2, « nous déplaire dans les té- plus de bassesse. Qui pourrait opérer un si grand
ricbrcs, encore que nous ne puissions pas arrêter miracle, sinon Celui qui dit à saint Paul qui se
nos vues sur une lumière très-éclatante. » plaignait de se voir assailli d'une tentation vio-
C'cst la perfection qui nous est promise par la lente : « Ma grâce te suffit, car ma puissance se grâce de la nouvelle alliance. 31oïse dit, au Deu- « parfait dans l'infirmité1. » teronome3 : « Le Seigneur Dieu circoncira ton Concluons donc enfin cette question, et con- « cœur, et le cœur de ta postérité après toi, afin fessons que la doctrine catholique triomphe de « que tu aimes le Seigneur ton Dieu de tout ton tous les reproches de ses adversaires. Car s'ils « cœur et de toute ton âme. » Nous voyons dans nient la vérité de notre justice, et l'accomplisce beau passage la convoitise vaincue par la cir- sèment de la loi à la manière que nous avons concision de nos cœurs, et la sainte charité ré- exposée, ils contredisent à l'Ecriture et outrageante par l'attachement au souverain bien. gent l'Esprit de la grâce. Que s'ils combattent
Que si nos adversaires objectent que les oppo- l'accomplissement de la loi, pour montrer qu'il sitions de la convoitise diminuent les transports n'est jamais si exact qu'il évite toute sorte de de la charité, nous y consentirons volontiers; et répréhension , ils ne touchent point à notre toutefois nous ne craindrons pas d'assurer, avec créance; puisque l'Eglise catholique confesse, l'admirable saint Augustin, que la grâce du Saint- avec le plus grand de tous ses docteurs, que Esprit abonde tellement en l'âme des justes, que « Dieu justifie tellement ses saints, qu'il ne leur charité, quoiqueconiballue.aquelque chose laisse pas d'y voir toujours quelque chose qu'il de plus vigoureux qu'elle n'avait en Adam notre accorde libéralement à la prière, et qu'il parpremier père, lorsqu'elle y jouissait d'une pleine donne miséiïcordieusement à la pénitence2. »
paix. Car Adam n'avait rien à combattre dans f.njniTDr vn
,.,.. .,, , , h , n-tx i CHAPI1RE Xll.
une si grande lehcite, dans une telle lacune de
ne pécher pas. « Maintenant, » dit saint Augus- Du mérite des bonnes œuvErge,*s ~ Sentiments de rancienne lin 4 « il faut une liberté plus grande contre tant . . . , de tentations qui n'étaient pas dans le paradis, . Des tr0is questions importantes sur lesquelles afin «n.e ce monde soit surmonté avec toutes ses Je m elaif Pro-Pose d expliquer les sentiments de erreurs, toutes ses terreurs, et les attraits de l ESllse> les dcux premières ont été traitées; et ses fausses amours. » D'où vient cette liberté Par la miséricorde divine, la gloire de Jesusplus grande, que la grâce de Jésus-Christ ins- Chnst a Paru dans le commencement et dans le pire à ses saints? En effet, n'est-il pas nécessaire Proeres de la vie nouvdle du Chrétien; Maintenue celte charité soit plus forte et plus fortement nant jl faut montrer a nos adversaires que la attachée à Dieu ; puisqu'ayant à se raidir contre doctnne que nous professons touchant notre cou- U.nt d'obstacles, malgré tant d'ennemis dedans ronnement dans la vie future, n est pas moins et dehors, elle ne laisse pas de dire de tout son glorieuse au Sauveur des âmes; afin que tout cœur:«Jésus-Chrisl est ma vie*; » et «je vis, le monde connaisse que 1 Eglise catholique n'a « non plus moi , mais Jésus-Christ en moi*? » "en plus à cœur que de faire éclater par toute Aussi saint Augustin nous enseigne que Dieu la tcrre l hormeur du Inls de Dieu son Epoux. mettant Adam dans le paradis, vovail bien qu'il Les calvinistes ne peuvent souffrir que nous devait tomber; « mais en môme temps il voyait,» enseignions que la vie éternelle est rendue aux
dit-il?, « que par sa postérité aidée de la grâce, méntes des bonnes 1œuvrcs;, ct c est P0lir cela
le diable serait surmonté avec une plus grande pnucipalement que le ministre que nous com-
«^.^.^.-•Potenocu.oBnui.istenebrude.ectari.quam- dations, accuse le sacré concile de Trente de
▼is non po^sit ir. fuiRentissima înce a» fi»i. [Aur,., De Spirit., etc., ruiner la confiance en notre Sauveur.
- ' De*., xxx 6 - • Major quippe l.bertas necessana est y ■ ])romis ^g \u[ fajre yo[v que Ja foi de ]a
»J»ersiiH toi et taritas te' Utionei ijuae m païad so non fuerunt... ut I ' 7 . .
cura omoiba* -m r bu», terror.bu*, erronbus suis vmcaïur hic mun- sainte Eglise est un héritage ancien qu'elle a reçu
du*, e.c:. L)': eorr. cl y"'., c. H, o. ;5, tons, x.) — ' Philip., i. 21.
— * Oalit., II, 20 — ' Ntillo mo-Jo quod vmrcruiur Inceriu?, aed ' II Cor., n, 9. — 2 Sic operatur (Deus) justificationem in srmetis
nihi:orrir.us praîscius qu> <J :i>> ejus serni e adjuto sua yra'i r \-m suis... ut tamen sit et quod petentibus largiter adjiciat, ct quod con-
ipi'; d.abolus fuerat sanctomm g.ona majore vinceudu:. [De ciuitate fltentibus ciementer ignoàcat. (Aug., De Spir. cl liltfii.?. 36, n. 63
Uni, '<ï. •) tom. x.)
LE SALUT POSSIBLE DANS L'ÉGLISE DOMAINE
de pieux docteurs qui onl fleuri dans les premiers siècles; |>ar où le catéchiste reconnaîtra que bous le nom des Pères de Trente, il condamne l'antiquité chrétienne qui prononce nettemenl en notre faveur.
Pour entendre cette vérité, comprenons les raisons solides par lesquelles l'Eglise ancienne a vaincu l'hérésie des pélagiens.
La malice de cette hérésie consistai! en ce que, niant la grâce de Dieu, elle attribuait tout le bien à notre mérite. Pour détruire cette superbe doctrine, il n'j avait rien de plus nécessaire que d'abattre le mérite insolent, par lequel ces hérétiques enflaient noire orgueil. Si l'Eglise n'eût pas cru le mérite, il était temps alors de le déclarer pour confondre les pélagiens qui s'y confiaient excessivement; mais, an contraire, elle se propose de renverser le mérite pélagien, en établissant le mérite. Elle ruine un mérite insolent par un mérite respectueux; elle oppose an mérite qui prévient la grâce, un mérite qui est un fruit de la grâce : et c'est ce mente que nous croyons.
Le seul témoignage de saint Augustin est capable de convaincre les plus obstinés. Car qui ne sait que ce grand évéque est celui de tous les saints Pères, qui a disputé le plus fortement contre ce mérite pélagien qui s'élève contre la gloire de Dieu? Et toutefois cel humble docleur, ce puissant défenseur de la grâce, dans les lieux où il foudroie les pélagiens, prêche si constamment le mérite, qu'il est Impossible de ne voir pas que le mérite établi par les vrais principes, bien loin d'être contraire a la grâce, en prouve clairement la nécessité, et en foi! éclater la vertu.
Ecoutons parler ce grand personnage dans cette Epitre si forte, qu'il écrit à Sixte contre l'béresiedes pélagiens: i De quels mérites se vantera celui qui a été délivré . auquel si l'on rendait selon ses mérites, ils n'éviterait jamais la damnation l ? » Quelle arrogance pélagienne pourrait se défendre contre ces paroles ? Mais de peur que les ignorants n'estimassent qu'en s'opposa nt à ce faux mérite, il voulût combattre le véritable, il ajoute aussitôt après ces beaux mots : « Les justes n'ont-ils donc aucuns mérites? Ils en ont certainement, parce qu'ils sont justes : mais ils n'avaient pas mérité que Dieu les fit justes. »
Qui ne voit ici que saint Augustin ruine le mérite qui prévient la grâce par le mérite qui
' Q'ire igitur sua mérita jactatnrus est liberatus, cum si cligna soi mentis redderentur, non esset nisi damnatas ? Nullane igitur suât msrita justorum f Sunt plane, quia justi sont ; sel utjusti Gèrent mérita non fucrunt. (Epist. 100, noue 191, n. G, ton», il.)
est un fruit de la grâce : et qu'autant qu'il déteste ce premier mérite, autant approuve- t-il le
second ?
M s <viui qui voudra connaître sans obscurité les sentiments de saint Augustin touchant le mérite des bonnes œuvres, il n'a qu'à considérer attentivement de quelle sorte ce grand
boinine emploie contre les ennemis de la grâce
ce passage de VEpttre aux Humains : « Le paye- « ment du péché, c'est la mort : la grâce elle « don de Dieu, c'est la vie éternelle1. » Nos adversaires, ignorants de l'antiquité, ou déférant peu à ses sentiments, estiment que le mot de grâce ne se peut accorder a\ec le mérite. Mais l'excellent prédicateur de la grâce raisonne par des principes bien opposés; il enseigne que la rie éternelle est donnée aux mérites des saints:
il Confesse (pie l'apôtre saint Paul pouvait dire
qu'une telle \ie est le payement des bonnes œuvres, comme la mort est le payement du péché. Et il en est ainsi, ■ dit saint Augustin*, « parce ipie de nièiue que la mort est rendue au mérite du pécbé, coinine son véritable loyer, aussi la \ie éternelle est rendue comme pavement au mérite de la justice. » Deut-on prêcher plus clairement le mérite? Toutefois ce grand docteur passe bien plus loin ; il reconnaît qu'il y a en l'homme une véritable justice, à laquelle il ne craint point d'assurer que la vie éternelle est due*. D'où vient doue, demande saint \ gustin, «pie cette vie bienheureuse est appelée -rare? Voici la raison de ce saint évoque : « La vie éternelle, » dit-il', « est rendue aux mérites précédents: toutefois à cause que ces mérites ne sont point en nous par nos propres tirées, mais \ ont été faits par la grâce; de là vient que la vie éternelle est appelée grâce, suis doute parce qu'elle est donnée gratuitement; et de ce qu'elle est donnée gratuitement, ce n'est pis qu'elle ne soit donnée aux mérites; mais c'est à cause (pie les mérites auxquels la vie éternelle est donnéesont eux-mêmes des dons de la gi âce. »
Tous les écrits de saint Augustin enseignent constamment la même doctrine; et pour faire voir à nos adversaires qu'il l'a défendue jusqu'à la mort, produisons un des derniers livres qu'il a composés, et dans lequel il a ramassé
1 Boni., vi, 23. — ' Et verum e»t ; quia sicut merito peccati tanquam sfpendium reddiiur mors, ita meriio justifie tanquam stipendiura vita aeierna. (Epist. 105, nunc 194, n. 20, lom. il.) — * Cui debeiur ma aeterna vera justitia est. [Ibid-, n. 31. — ' Unde et ip«a via aeterna quae inique in fine sine fiue habebi'ur; ei ideo morts praeeedent bus redditar; lamen quia eadem mérita quibus redditur, nu» a nobis pirata sunt per nosirom sufâcieitiam, sed in no! ■
per gratiam ; c ïam ipsa tira la BUacupatu?, nun ob aliud nisi quia gratta dator, nec ideo quia mentis nun datur, sed quia data Bunl et ipsa mérita quibus datur. [Ibid., n. 19.)
REFUTATION DU SIEUR FERRY
tout oa nn'il v a de fort et de concluant pour possible que cette doctrine ne fût reçue très-
faire plier l'arrogance humaine sous l'aimable ,ou« ilo l.i grâce. C'est de là que je veux tirer un lêinoijmajîe authentique pour notre créance; aiin iiuïl demeure certain que jamais cet admirable docteur na pi"ûcllé plus bâillement le mérîle, «pie lorsqu'il entreprend d'établir la sainte humilité du christianisme. «Puisque la vie éternelle, » dit saint Augustin ', « laquelle certainement e>\. rendue aux bonnes œuvres, comme
constamment par toute l'Eglise ; puisque, ainsi que j'ai déjà observé dans un temps où les hérétiques abusaient si arrogaminent du mérite, elle se croit obligée de le soutenir en termes si clairs et si décisifs , d'où je tire deux conséquences notables contre le Catéchisme du sieur Ferry. Je dis, premièrement, qu'il a tort de rapporter l'établissement du mérite entre ces autres grands changements qu'il prétend avoir été
e qui leur est due, est appelée grâce par le faits à Trente ». Il y a de l'infidélité ou de l'ignogrand Apôtre, quoique la grâce soit donnée gra- rance de vouloir faire passer pour nouveau ce tuitement et non point rendue à nos bonnes œu- qui a des fondements si certains dans l'antiyres : il faut confesser mm aucun doute que la quité, par le témoignage d'un si grand docteur, vie éternelle est appelée grâce, parce qu'elle est et par l'oracle d'un de nos conciles, approuvé rendue aux mérites qui nous sont donnés par la universellement par toute l'Eglise. De là, en segràee. » Donc, selon la doctrine de saint Au- cond lieu, je conclus qu'il est ridicule de dire gustin, Dieu ne donne pas seulement, mais il que le mérite des bonnes œuvres ruine cette rend l'a Me éternelle aux mérites de celte vie; confiance au Sauveur, sans laquelle il n'y a et il ne la rend pas seulement, mais il la rend point de christianisme; puisqu'on ne peut sans comme chose due. Que les ministres mnrmu- une extrême impudence, charger l'Eglise anrent tant qu'il leur plaira, qu'ils déclament cou- cienne d'un crime si noir, et que le catéchiste tre les mérites, qu'ils disent que c'est l'orgueil confesse lui-même2 qu'il n'y a rien dans la foi qui les a produits : à Dieu ne plaise que nous de saint Augustin qui détruise les vérités essencro\ ions que les seuls calvinistes soient humbles, et que saint Augustin a été superbe; qu'eux seuls établissent la grâce, et que ce soit saint Augustin qui l'ait renversée; qu'eux seuls mettent leur confiance en notre Sauveur , et que saint Augustin ait perdu cette bienheureuse espérance !
Ce qui me semble ici plus remarquable, c'est que l'Eglise, toujours constante, n'a jamais vu les pélagiens s'élever contre la grâce de Dieu qu'elle ne les ait défaits par les mêmes armes.
belles, et qui donne une juste cause de séparation.