CHAPITRE III
H n'y a que contention dans les discours des ministres. — Ils rejettent l'argument dont Pierre de Dresde et Jacobel se servaient pour autoriser leur révolte.
Pour entrer un peu plus avant dans la ma-
» Pfeifmg., Ad. rer. amol.. part, jv, q. 18.
tière, mais toujours sans discussion, et sans aucune nécessité de remuer beaucoup de livres, rappelons en notre mémoire que, de l'aveu de nos adversaires, le premier qui osa rejeter la communion sous une espèce, comme insuffisante, lut Pierre de Dresde, qui persuada Jacobel au commencement du XVe siècle. Mais peutêtre que ce Pierre de Dresde, et son sectateur Jacobel , étaient des hommes savants qui , pour combattre une doctrine et une pratique universellement reçue, se servirent de forts arguments ? Non encore. Ils n'employèrent pour tout argument que ce passage de l'Evangile : « Si a vous ne mangez la chair du Fils de l'homme « et ne buvez son sang , vous n'aurez pas la vie « en VOUS ' : » passage qui , de l'avis commun de tous les protestants, sans en excepter un seul qui ait du moins quelque nom, loin de regarder la communion sous les deux espèces, ne regarde pas mente le mystère de l'Eucharistie. Je n'en impose pas, la chose est ((instante: M. de la Roque en est encore demeuré d'accord dans sa Réponse : • Je reconnais, » dit-il2, « que le chapitre VI de saint Jean ne traite pas du sacrement de l'Eucharistie, qui n'était pas encore institué , et qu'ainsi Jacobel , qui vivait dans un siècle obscur et ténébreux, se trompa , lorsqu'il s'en servit pour appuyer la communion sous les deux espèces. » L'anonyme n'en dit pas moins : « Les protestants, » dit-il3, « n'entendent le chapitre IV de saint Jean, que de la communion par la foi , et nullement du sacrement. » Ainsi, d'un commun accord et de l'avis des protestants, comme du nôtre, Jacobel et Pierre de Dresde se remuèrent contre l'Eglise sur un mauvais fondement ; et tel est le commencement des troubles qu'on a excités sur la communion sous une espèce.
La suite n'en est pas plus heureuse. Ces deux hommes furent suivis de Jean Uns ; encore ai-je mis en lait , dans le Traité de la communion 4 , que Jean Dus n'osa pas dire d'abord que la communion sous les deux espèces fût nécessaire. « 11 lui suffisait, » dit Calixle 5, « qu'on lui avouât qu'il était permis et expédient de la donner : mais il n'en déterminait pas la nécessité , » tant il trouva établi qu'en effet il n'y en avait aucune.
Tous ces faits, que j'ai avancés dans le Traité de la communion, ont passé sans être repris. Seulement M. de la Roque m'a reproché d'avoir pris tout cela, avec beaucoup d'autres choses sur le même sujet, dans Calixte, célèbre luthérien, qui a écrit de toute sa force contre la commu-
< Joan. ,vi.53.— ' La Roque, p.292.— » Anonyme, p. 114.— * Paît. il — * Cal, De communionc , n. 25, 26.
nion sous une espèce. Tant pis pour les protes-
tants, si les faits que j'ai établis sont si constants, lbamiiuji iv.
mie nos plus grands adversaires en conviennent Mépris de Luther et des premiers réformateurs, pour les
r- ~«v»* pjivt/, n,f i/.; ^'onnAr/l o«0/> défenseurs de la communion sous les deux espèces.
avec nous. En effet, Calixte est ici d accord avec v iEneas Svlvius , qui écrivit cette histoire dans le Après qu'on les eut exterminés, leur mémoire temps où la mémoire en était récente ; et si j'ai était si fort détestée, que Luther au commencemieux aimé citer Calixte que Sylvius, c'est afin ment n'en parlait jamais qu'avec horreur; aussi que des faits de cette importance fussent con- méprisait-il souverainement Carlostad, et tous firmes aux protestants par les témoignages de ceux qui regardaient la communion sous une leurs auteurs. ou sous deux espèces comme une affaire impor- J'ajouterai encore un fait qui n'est pas moins tante. C'est alors qu'il écrivit la lettre à Guttoassuré ; c'est que ces ardents défenseurs de la 1ms, que M. de la Roque n'a pas voulu trouver communion sous les deux espèces, qui ont sou- dans ses œuvres, où il range la communion sous tenu, non par de doctes écrits, mais par de les deux espèces parmi les choses de néant*, et sanglantes batailles, la doctrine de Pierre de condamnait Carlostad, qui mettait la réforma- Dresde, de Jacobel et de Jean Hus, croyaient tion dans ses bagatelles, comme eux la transsubstantiation, et tout ce E* H tenait tellement l'une et l'autre de ces que nos adversaires appellent ses suites. Il est communions pour indifférentes, qu'il a écrit ces constant que Jean Hus n'a jamais discontinué paroles, que je veux bien ici représenter selon de dire la messe. M. de la Roque a prouvé, par ïa traduction de M. de la Roque, puisqu'il accuse ses écrits, qu'il a cru et professé jusqu'à la la mienne de n'être pas exacte : « Si un concile mort la présence réelle, la transsubstantiation, Par hasard ordonnait ou permettait de sa propre l'adoration de Jésus-Christ dans l'Eucharistie, autorité les deux espèces, nous ne les voudrions et en un mot, « tout ce que croyait l'Eglise ro- Pas prendre; mais alors, en dépit du concile et maine K » Il en dit autant de Jérôme de Prague, de son ordonnance, nous n'en prendrions qu'une, disciple de Hus. Ainsi ces signalés défenseurs des ou ne Prendrions m l'une ni l'autre, et maudideux espèces étaient des transsubstantiateurs, nons ceux <Iui prendraient les deux par l'autodes sacrificateurs et des adorateurs de l'Eucha- nté d'un tel conclle ou d'un tel décret 2- » M. de ristie, c'est-à-dire, selon nos réformés, des sacri- la Ro(ïue cherche quelque excuse à ce discours léges, des impies et des idolâtres, quoique, par emporté, en disant que l'intention de Luther une merveille surprenante, ils fussent en même était seulement de montrer qu'on ne devait rien temps, non-seulement des fidèles, mais encore faire en cette occasion par 1 autorité du concile, des saints et des martyrs. Tout cela s'accorde mais Par celle de Jesus-Christ. Qu'on le prenne parfaitement dans la nouvelle Réforme; car il" comme °n YOudra; nous voyons toujours assez ne faut pas combattre l'Eglise romaine pour mé- <lue Lut,her tenait Pour indifférent de prendre riter tous ces titres. On sait aussi que les secta- une fsPece ou deux' °u Pas une> tant il avait de teurs de Jean Hus faisaient porter en procession d^onon Pour cf mvstere feIeste- Un docteur le corps de Notre-Seigneur, et dans la coupe allemand ,a « u dePuis peu dire quelque chose, sacrée son sang précieux, qu'ils adoraient avec en réPondant <l™ Lu/her ne parlait pas selon de profonds respects. Il n'est pas moins assuré son sentimefnt' efn traitant ,cfs communions qu'à l'exemple de Jean Hus, ils rendaient les f0mm? "driKrontoj; mais qu il raisonnait seumêmes honneurs aux reliques de leurs faux lemenft dans ,la Proposition quon les tint martyrs, que nous rendons à celles des vrais Pour telles; se f l inst!tull0n de, ^us-Christ et martyrs, et qu'ils joignaient cette idolâtrie à tou- que cePendan le concJ e *\ voulut faire un culte tes les autres dont nos réformés nous accusent. nécessaire ?; M*« ou aller chercher ce cas? Quel- En même temps, on est d'accord que c'étaient l0 ™ S *"" ™f fde d,re> Pa™ les Chrétiens, les plus inhumains et les plus sanguinaires de qU U PeuJ êtrf mdlffcrent de Prendre ou de ne tous les hommes, qui ont le plus versé de sang, f S p!'endre ,a communion, ou de ne la pren-
qui ont fait le plus de nilla-es- et voilà si nous dre m S0US Une m sous deux espcces? Et quand
qui oni lait le piusue puiaDes, et voua, si nous t ,[{ f t défé à r
en croyons les protestants, ceux qui gardaient •. . ?a . ,. ,, .. , . ,,. . u , c,ou
en ces temps-là, avec le plus de ïèle, le dépôt Clle et t t0Ute l?m[é ch^enrïf' s* f n ^s du
de la vérité m0 cnoses mdifferentes ? Que s'il est
nécessaire d'y référer, peut-on faire que l'o-
> Hat. de ïEuch., part, h, an. i8, p 485, etc. béissance qu'on rend à l'Eglise pour l'amour de
■Tom. u, epist.56, ad Gasp. Gulto.— 2 Luth., De réf. Miss.; La Roque.,?. 278. — ' P/cif., Act.rer.amot., part, iv, q. 2, p. 215.
Dieu ne soit pas un honneur rendu à lui-même î pas les auteurs de cette injustice, qui soutien-
On voit donc manifestement que j'ai eu raison nent qu'on défend avec raison l'usage du sacre-
dc conclure de ces paroles, que « si Luther et ment entier. » Quelque beau lour°que veuille
les siens se sont, dans la suite, tant opiniâtres donner M. delà Roque à ces paroles de la Con-
aux deux espèces, c'est plutôt par esprit de cou- fession d'Augsbourg, il en résulte toujours ce que
tradiction que par un sérieux raisonnement ». » j'en avais conclu » : premièrement, que tout le
M. de la Roque n'a pas voulu voir l'indiffé- parti luthérien, parla plus insigne absurdité qui
rence de la communion sous une ou sous deux fut jamais, distingue l'Eglise d'avec ses conduc-
espècesdans les Lieux communs de Mélanchlon2. leurs, comme si les conducteurs n'étaient pas
Elle y était néanmoins, quand Luther approuva eux-mêmes, par l'institution de Jésus-Christ,
ce livre, au litre De l'abrogation de la loi 3. Les une partie essentielle de l'Eglise; secondement,'
luthériens, et non-seulement Calixte, mais les au- que ce que V Eglise perdit ne pouvait pas être
très qui l'ont vu comme nous, ne l'ont pas niée, essentiel, puisqu'il ne peut jamais être excusable
On l'y voit encore dans beaucoup d'éditions; et ni lolérable de recevoir les sacrements de qui
si on l'a ôtée dans quelques autres, c'est assez que ce soit, contre l'essence de leur institution ;
qu'on ait vu la première pente et l'impression troisièmement, que c'est en vain qu'on appelle
que faisait naturellement sur les esprits l'auto- Eglise celle qui n'a pas les sacrements, dont la
rite de l'Eglise et l'ancienne tradition. droite administration n'est pas moins essentielle
Notre ministre demeure d'accord «51e Luther, B l'Eglise que la pure prédication de la parole ; en la-2S, dans la visite de Saxe, laisse la liberté d*0ù il s'ensuit, en quatrième lieu, que, de l'ade ne prendre qu'une seule espèce 4. Il ne fallait veu manifeste de la Confession d'Âugsbourg et pas oublier ce que j'avais mis en fait *, qu'il (ic tout le parti luthérien, lorsqu'il n'y aura continua de laisser cette liberté en 1533, quinze plu8 d'autre obstacle à la réunion que la coinans après qu'il se fut érigé en réformateur. M. de munion sous une espèce, les vrais fidèles seront la Koque veut que nous disions que c'était une excusables de s'en reposer sur leurs pasteurs, tolérance en faveur de ceux <« qui ne pouvaient et de prendre l'Eucharistie comme on la leur pas se défaire tout d'un coup de tous les préju- donne.
gés dont ils avaient été imbus dans la commu- M. de la Roque prend ensuite beaucoup de nion de Home ; si bien que leur infirmité leur soin à me répondre sur ce que j'ai dit de Catenait lieu d'une invincible nécessité. » Ce mi- Hxte; mais on n'a qu'à lire ce qu'il en dit luinistre ne s'aperçoit pas qu'il nous accorde, sans môme2 : on y trouvera ces mots de Calixte 3 : y penser, ce que nous demandons, puisque ces « qu'il ne faut pas exclure du nombre des vrais tolérances ne sont pas permises dans les choses Chrétiens nos ancêtres qui ont été privés de l'uessenlicllcs ; d'où il s'ensuit que celle-ci doit être sage du calice il y a plus de cent cinquante ans, rangée parmi les indifférentes. Et quand le mi- ni même tous les autres qui en sont aujourd'hui nistre ajoute qu'en ce cas l'infirmité tient lieu privés par les raisons que j'ai dites; «c'est-à-dire d'une invincible nécessité, il fait bien voir que ces qui en sont privés, même parmi nous, ne pougrands mots ne se doivent pas prendre à la ri- vant mieux faire. M. de la Roque eût voulu que gueur, et confirme ce qu'il nous a déjà dit, qu'a- j'eusse ici rapporté les raisons qui ont mu Câpres tout la nécessité qui excuse les deux espè- lixle à parler ainsi ; mais pour moi je n'avais que ces, n'est pas une nécessité physique et absolue, faire des raisonnements de Calixte : il me suffiinais une nécessité de prudence et de bienséance sait d'avoir démontré ce fait constant : qu'un soumise au jugement de l'Eglise. zélé défenseur de la prétendue évidence du précepte des deux espèces est enfin forcé de ranger CHAPITRE V. au nombre des vrais fidèles ceux qui, malgré La communion sous une ou sous deux efp'îces reconnue in- cette évidence, communient encore aujourd'hui
différente dans la confession d'Augsbourg. SOUS une Seule, lie pouvant pas mieux faire,
Mais l'endroit le plus important que j'avais re- c'est-à-dire manifestement les Catholiques romarqué est celui de la Confession d'Augsbourg, mains. Et puisque M. de la Roque trouve qu'il répété dans Y Apologie, que M. de la Roque Ira- ne pouvait parler plus judicieusement *, il en réduit ainsi e ; « Nous excusons l'Eglise, qui a souf- sultera toujours, de l'aveu de Calixte et de M. de fert cette injustice de ne recevoir qu'une espèce, la Roque, que quelques raisons qu'ils aient eues ne pouvant avoir les deux; mais nous n'excusons de parler ainsi, ceux qui encore aujourd'hui
. Tr.de la comm. . La Roque, p. 281.-3 Mdanch.t Loc. comm., \Tr delà corn. - • La Roq p. 380. - ■' CaUzt De comm
titul. De abrog. Ugis. - - La Roque, p. 383. -> Tr. de la comm. - »• 200 ; /«*& * controv., n. ,6; De concord. Ev., n. >. - Lu
« La Roque, \. 286 Jio«ue> P" 28"
communient avec nous sous une espèce n'ont rien à craindre devant Dieu, et sont mis par les ministres au nombre des vrais fidèles.
Et afin qu'on voie plus clairement ce sentiment de Calixte, que M. de la Roque a trouvé si judicieux, voici un des passages que j'avais produits d'un petit livre de cet auteur, ffui a pour titre : Désir de la concorde ecclésiastique, imprimé à La Haye en 1651 *. « Ceux qui croient ce qui est nié par les sociniens, et espèrent obtenir la rémission des péchés et la gloire éternelle, non par leurs propres mérites, mais par la vertu et par le mérite de la passion de Jésus- Christ, et qui mettent le mérite de la mort de Jésus-Christ entre eux et la colère de Dieu, qui, en outre, sont baptisés et reçoivent l'Eucharistie comme on la leur donne , et avec cela vivent bien, s'abstenant des œuvres de la chair, il est certain qu'ils sont tenus de Dieu pour ses enfants, et sont reçus à son héritage céleste. » On voit bien ce qu'il entend par ces mots : « Ceux « qui reçoivent l'Eucharistie comme on la leur « donne; » c'est-à-dire, entre autres, ceux qui, comme nous, selon l'expression du même Calixte, communient « encore aujourd'hui sous « une espèce. » Ceux-là doncne sont pas exclus du royaume de Dieu, et, loin d'en être exclus, il est certain qu'ils y sont admis, pourvu que, menant d'ailleurs une sainte vie, ils mettent leur confiance, non dans leurs propres mérites, mais dans les mérites de Jésus-Christ. Reste donc à examiner si nous croyons avoir des propres mérites, nous qui, selon le concile de Trente, n'en connaissons point qui ne soient des dons de grâce ; et si nous mettons notre confiance en quelque autre qu'en Jésus-Christ, nous qui disons tous les jours dans la Messe: « Nous vous prions, Seigneur, de nous recevoir au nombre de vos saints, non en pesant nos mérites, mais en nous pardonnant par grâce, au nom de Notre-Seigneur Jésus-Christ. » C'est sur cela que nos convertis seront aisément satisfaits, du consentement des ministres; et en attendant, il est constant que la communion sous une espèce ne les exclut pas du salut, de l'avis de Calixte même, un si ardent défenseur de la communion sous les deux espèces, et de M. de la Roque, qui a trouvé son sentiment si judicieux.
Toutes ces choses font voir que, malgré tout ce que nous disent les protestants sur la nécessité des deux espèces, ils sentent bien au fond de leur cœur qu'elle n'est pas si grande qu'ils le veulent dire, et qu'il y a plus de contention que de vérité dans leurs discours. Concluons donc enfin ce raisonnement; et, pour montrer que
• D^ii. cciiico.d. EccLet-, n. 4,j>. 151.
cette matière peut être vidée sans de grandes discussions, et sans remuer beaucoup de livres, souvenons-nous que c'est chose avouée par nos adversaires, que la coutume de communier sous une espèce a passé sans contradiction ; qu'elle avait de leur aveu duré trois cents ans, sans qu'on s'en fût plaint : que Pierre de Dresde fut le premier qui s'en plaignit au commencement du XVe siècle: que Luther et les luthériens, qui suivirent ce sentiment dans le XVIe, ont trouvé de légitimes excuses, non-seulement à nos pères qui ont communié sous une espèce, mais encore à ceux qui y communient aujourd'hui parmi nous ; que les ministres calvinistes ont trouvé ce sentiment judicieux ; que, selon eux, la nécessité de communier sous les deux espèces reçoit des exceptions; que ces exceptions ne sont pas seulement fondées sur des nécessités absolues telle qu'est celle des abstèmes , qui ne peuvent boire du vin, mais encore sur des nécessités de bienséance, telle qu'est celle des malades, et les autres que nous avons remarquées: qu'on ne trouve rien dans l'Ecriture sur ces exceptions, et que la détermination en dépend de l'autorité et de la prudence. Ceux qui, après cela, veulent disputer, auront pour toute réplique ce mot de l'Apôtre : « Si quelqu'un est « contentieux parmi vous, nous n'avons pas «cette coutume, ni aussi l'Eglise de Dieu1;» et encore : « Est-ce de vous qu'est sortie la pa- « rôle de Dieu, ou bien êtes-vous les seuls à qui «elle soit parvenue2?» Ce qui montre que, sans présumer de son sens particulier, il faut remonter à l'antiquité et se soumettre à l'autorité de l'Eglise.