CHAPITRE XXII
Réponse aux objections (tes ministres contre la réserve de l'Eui !i,ni>tio.
Les détours que l'erreur l'ail prendre, et les contrariétés ou elle lait tomber les hommes, son! inexplicables. Les mêmes auteurs , qui s'obstinent à nier dans les premiers siècles la réserve du Saint-Sacrement pour les malades, quand ils pensent être sortis de -cette difficulté, étourdis de celle de la communion domestique qui n'est pas moins grande, tâchent alors d'établir la réserve sous les deux espèces. Voyons par ordre leurs preuves. La prévention commence par leur l'aire dire, que la réserve de l'Eucliaristie commence à peine au VIIe siècle1 : qu'auparavant, loin de la réserver, après la distribution qu'on en taisait dans l'assemblée des fidèles, on en brûlait tous les restes et jusqu'aux moindres parcelles, dans l'Eglise de Jérusalem, comme le témoigne le prêtre Hésychius *. On les donnait aux entants, dans celle de Constantinople , au rapport d'Evagrius le Scolastique3 ; et on en usait de même parmi nous conformément au canon du second concile de Màcon 4, assemblé en 58o. On soutient tous ces passages par un autre d'Origène qui dit : « que Notre-Seigncur ne différa pas et ne garda au lendemain le pain qu'il donnait à ses disciples, en disant : Prenez