‹ Œuvres complètes de BossuetChapitre 107 sur 851 · AcC, VIII · texte numérisé non relu

AcC, VIII

SECONDE INSTRUCTION

pour ainsi dire sous le poids de la Majesté divine , ceux qui portent le monde, Job , ix, 13, c'est-à-dire, les célestes intelligences dont Dieu se sert pour le gouverner et y faire exécuter ses volontés. On dit ces intelligences ébranlées , quand la puissance supérieure interrompt le cours ordinaire et la régularité de leurs mouvements. En tous cas, si l'on n'entend pas un si grand mystère, il ne faut pas pour cela se donner la liberté de fabriquer un nouveau texte.

Dans la note du même verset, on laisse en doute ces grands changements qui arriveront à toute la nature au dernier avènement du Fils de Dieu; et contre la tradition universelle qui les reconnaît pour très-réels, on les réduit trop facilement en métaphores.

On passe aussi trop légèrement sur le jugement dernier, comme s'il n'en était fait nulle mention précise dans ce chapitre, et que la prédiction ne regardât que les malheurs de Jérusalem : au lieu que le dessein du Fils de Dieu a été d'unir ces deux choses comme la figure et la vérité, ainsi que le reconnaissent tous les interprètes. On tombe dans ces excès quand on veut trancher ce qu'on n'entend pas , et savoir plus qu'il ne faut.

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