X" PASSAGE
C'est là mon sang , le sang du Nouveau Testament, qui sera répandu pour plusieurs, pour la rànission des péchés (Matth., xxvi, 28).
REMARQUE
Le redoublement de ces mots, le sang , le sang , est nécessaire et conforme à l'original, à cause de la répétition de l'article to, to. Mais parla même raison il fallait encore répéter une troisième fois le sang , à cause que l'article est triple, to, to, to : il fallait même à la rigueur traduire littéralement : Ceci est ce mien sang , ce sang de la nouvelle alliance, ce sang répandu pour vous; ce qui inculque la vérité avec une telle force , qu'il n'y a pas moyen d'y résister. On doit dire la même chose du corps, et traduire à la rigueur en cette sorte : Ceci est ce corps qui est le mien propre : Hoc est corpus illud meum : ce même corps livré pour vous*. Mais comme la langue ne souffrait pas ces expressions, le traducteur ne devait pas manquer d'en faire une note, s'il avait voulu pousser à bout sa propre remarque, et en tirer tout l'avantage.
Au reste , on n'a pas besoin d'observer que les deux dernières remarques regardent trois évangélistes, saint Matthieu, saint Marc, saint Luc; et regardent encore saint Paul dans la F^ aux Corinthiens.
s. MARC : XI'' PASSAGE.
Ils guérissaient beaucoup de malades en les oignant d'huile , Marc, vi. 13; voici la note : « Cette » onction des malades qui était fort en usage chez » les Juifs, a passé dans l'Eglise; elle est l'origine » de celle que nous appelons extrême-onction. Les » Juifs joignaient aussi la prière à l'onction. »
REMARQUE
Voilà l'origine que nos critiques savent donner aux sacrements de la nouvelle alliance. Un vrai théologien aurait dit que ces coutumes des Juifs étaient des figures qui ont été accomplies dans les sacrements : mais non; les critiques veulent qu'elles en soient l'origine, et ils espèrent qu'on leur passera leur théologie : mais peut-être qu'ils diront mieux sur le passage de saint Jacques, qui explique et qui détermine celui de saint Luc : c'est ce que nous allons examiner, et traiter ensemble deux passages, dont la liaison est si manifeste,
XU» PASSAGE.
Lanolesur saint Jacques, v. 14, s'explique ainsi : L'onction des malades à laquelle on joignait la prière , était aussi en usage parmi les Juifs : voyez saint Marc
. ch. VI, t. 13.