‹ Œuvres complètes de BossuetChapitre 110 sur 851 · XI · texte numérisé non relu

XI

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INSTIUCTIONS ï-Lll LA VERSION DU NOUVEAU TESTAMENT.

ItEMAROL'E.

Il eùl pu dire du moins, que cet apOlre y ajoutait la promesse expresse de la rémission des pèches , Jac, V. lo, mais sans s'arrêter ;\ ces mots, il ne s"allaclie qu'à ceux du même verset, le relècera, e'est-ù-ttire , le fera relever de sa maladie. Le crilique n'en sait pas davantage, et la promesse de la rémission des péchés qui seule pouvait établir un sacrement véritable, ne trouve point de place dans ses explications. Nous verrons qu'il ne traite pas mieux la conllrniation.

Xm^ PASS.\GE.

Nous trouverons encore, Marc, xiii, 25, comme on a vu sur saint Matthieu : ce qu'il y a de plus ferme dans le.^ deux; au lieu des vertus des deux, qui sont reléguées à la note : mais l'auteur s'y explique un peu davantage en disant : « Ce mol de » vertus signilie souvent dans l'Ecriture les étoiles. B II semble qu'il se doit prendre ici en général , » pour la force des cicux, c'est-à-dire, les cieux » tout fermes qu'ils sont, seront ébranlés. »

REMARQUE

Je ne vois pas que le terme de vertus des deux soit pris pour les étoiles, et on n'en allègue aucun exemple. Jésus -Christ s'explique assez sur les étoiles, aussi bien que sur le soleil et sur la lune, lorsqu'il dit : Le soleil s'obscurcira, les étoiles du ciel tomberont : il veut donc dire autre chose , lorsqu'il conclut par ces mots : les vertus du ciel seront ébranlées; et il semble qu'il veuille aller à la source des maux qui arriveront. Celte expression est conforme au style de l'Ecriture, qui distingue aussi les vertus des cieux, d'avec le soleil et les étoiles, et le range avec les anges : Louez le Seigneur, tous ses anges ; louez-le , toutes ses certus : el après, louez-le, soleil et lune; louez-le , toutes les étoiles et la lumière, Ps., 148, et dans le cantique des trois enfants : Bénissez-le , tous les anges; bénissez-le, toutes ses vertus; bénissez-le, soleil et lune; bénissez-le, toutes les étoiles du ciel. Dan., 3. Je .sais que les étoiles sont souvent appelées l'armée du ciel, et qu'armée s'explique souvent par vertus. Mais les anges sont aussi nommés l'armée de Dieu, et parmi des bienheureux esprits, il y en a qui sont spécialement appelés certus : il fallait donc s'en tenir à la notion générale de vertus des cieux, sans insérer dans le texte son commentaire particulier, et encore un commenlaire si peu fondé.

Au reste, comme on ne sait pas jusqu'à quel point , ni comment Dieu voufira accomplir les cho.se3 dans le jugement, la révérence du texte sacré doit empocher en ces endroits plus que jamais, de déterminer le sens suspendu , pour tenir les egpril.s dans le respect et dans la crainte des menreilles qu'on verra en ce jour, sans en rien diminuer; aulremenl, non-seulement on met ses pen.sées à la place de celles de Jésu=-r;brist; mais enrore on entame le secret de Dieu, plus qu'il n'est permis à des hommes.

Xrv" l'ASSAOK.

Persf/nne n'a œnnaissance de ce jour ai le

FiU, main le Père seul (ibid., 32), la note sur ce verset : • Il veut faire connaître à ses apùtres par » ces paroles, que c'est inutilement qu'ils lui font ■» des questions , parce que cela ne regarde point le » Messie, mais le Père seul. »

REMARQUE

Qu'est-ce qui ne regarde pas le Messie? le jugement : mais n'est-ce pas au Messie même en tant qu'homme, que le jugement est déféré? quia filius hominis est ? Jean, v, 27; ainsi la note est erronée et insoutenable.

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