XVI" PASSAGE
« Maldonat montre doctement que les antitrini- » laires ne peuvent se servir de ce passage, pour » établir leur hérésie contre la divinité de Jésus- » Christ. » C'est la note sur ce texte de saint Luc , I, 35, sera appelé, c'est-à-dire, sera Fils de Dieu.
REMARQUE
Puisque l'auteur en revient encore à Maldonat , sans répéter ce qu'on en dit dans la première remarque sur !a préface ', nous y ajoutons ce mot seulement; il est vrai que ce savant commentateur a prouve que ce passage , quoique entendu comme il a l'ail , ne donnait pas gain de cause aux ncstoriens; mais c'est à cause qu'il y en a d'autres pour les combattre, cl même que celui-ci, joint avec celui de sainte Elisabeth, qui api)elle la sainte Vierge la mère de son Seigneur, montre qu'elle est mère de Dieu : ce que notre auteur a omis, aussi bien cpie les autres excellentes choses que Maldonat avait observées sur les paroles de l'Ange, comme je l'ai remarfjué ailleurs ^.
Je ne puis assez répéter que pour avoir cité un auteur moderne , on ne doit pas pour cela se croire fpiitle de l'autorité de tous les autres, ni de la règle du concile. Maldonat, dans le même endroit qu'on nous oppose, pour ai)[)uyer son idée de Jésus-Christ appelé Fils de Dieu, sans être Dieu, a soutenu qu'Adam doit être appelé Fils de Dieu, en singulier, dans ces paroles : qui fuit Dei, Luc, m, 38,