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lien, sur la I'r<if.,n. 1 et suiv . — 2.1. Idum ^
SECONDE INSTUUGÏION.
aussi bien que Scth est appelé tiis d'Adam, et ainsi des autres : ce qui est si peu véritable, que notre traducteur ne l'a osé dire , puisqu'il a traduit , qui fuit Dei, non pas , qui fut Fils de Dieu, comme Selh est dit fils d'Adam; mais qui fut créé de Dieu. Choisissons donc dans les auteurs même catholiques ce qu'il y a de conforme à la règle de la foi, et gardons ce précepte de l'Apôtre : Eprouvez, examinez tout ; et ne retenez que ce qui est bon, I. Tliess.,
XVn^ PASSAGE.
La note sur ce texte : Sans en rien espérer, Luc,
VI, 35, à ces mots : « Le mot grec signifie, selon » le sens grammatical, desperantes... et la version » syriaque conflrme cette interprétation : mais la » suite du discours appuie le sens de la Vulgate, » qui est aussi celui des plus anciens interprètes » et môme de l'arabe.... Le sens est, qu'il ne faut » pas faire comme les païens, qui prêtent dans la » vue de recevoir la pareille; mais qu'il faut prè- » ter, même à ses ennemis, sans en rien espérer. »
REMARQUE
La tradition constante des conciles , à commencer par les plus anciens, celle des papes, des Pères, des interprètes, et de l'Eglise romaine, est d'interpréter ce verset comme prohibitif du profit qu'on tire du prêt, indè; c'est-à-dire, de l'usure. L'auteur a préféré à cette tradition la doctrine de Grotius dont il a composé sa note, et qui est faite expressément pour éluder cette prohibition, et pour ôter à l'Eglise le seul passage du Nouveau Testament , où le crime de l'usure est prohibé. Ce critique, non plus que le nôtre, n'allègue aucun Père, ni aucun auteur catholique : tout lui est contraire; il se fonde sur son seul raisonnement , mauvais garant de l'interprétation des Ecritures. Il faut donc rejeter la noie sur ce verset, et par le même moyen supprimer le desperantes , qui aussi bien, de l'aveu de l'auteur, répugne à la suite du discours, et ne sert qu'à donner des vues pour obscurcir le véritable sens de ce passage. Il n'y a déjà que trop de relâchement sur cette partie de la morale chrétienne, et l'usure n'est que trop commune , sans encore l'autoriser par des notes sur le Nouveau Testament, qu'on met entre les mains de tout le monde.
XVin" PASSAGE.
Plusieurs péchés lui seront remis, parce qu'elle a beaucoup aimé, Luc, vn, 47, la note dit : « Toute » la suite du discours fait voir que celte particule » parce que , n'est pas proprement causale : le sens » est, que le grand amour qu'elle avait pour Jésus- » Christ, était une marque du grand nombre des » péchés qui lui avaient été remis; et c'est ce que » montrent les paroles qui suivent avec la particule » adversative; mais celui à qui on remet moins, » aime moins. »
REMARQUE
Les calvinistes ne veulent pas croire que l'amour de Dieu soit une disposition à la rémission des péchés, et ne donnent cet avantage qu'à la foi. Mais les catholiques entendent par la foi, avec saint Paul, la foi qui agit par amour, Gai., v, 6, et le concile de Trente regarde le commencement de l'amour comme une disposition à la justification, Çess. vi, ch. VI, et la contrition parfaite en charité , comme l'opérant entièrement avec le vœu du sacrement,
Sess. XIV, ch. IV, et ainsi, selon la doctrine catholique , la particule parce que est vraiment causale : la pécheresse qui attendait de Jésus-Christ une plus grande grâce, s'excitait par avance à un plus grand amour; et Jésus-Christ lui déclare que celle disposition lui avait attiré la rémission qu'elle attendait.
Si l'auteur était théologien plutôt que grammairien, et simple critique, il aurait mieux entendu la suite du discours de Jésus-Christ , et le concile de Trente lui en eût donné la lumière; mais il ne suivait ici que celles de Grotius , qui l'ont trompé tant de fois.