LXV*" PASSAGE
Il s'agit ici de l'endroit de Jérémic, xxx, 31, cite par saint Paul, Heb., vni, 8, que j'ai déjà remarqué^; mais il y faut ajouter ce qui suit.
REMARQUE
Nous trouverons donc M. Simon toujours favorable à la grâce pélagienne; c'est-à-dire, extérieure et rien de plus, et toujours sous la conduite de Grotius et des sociniens : J'écrirai ma loi dans leur cœur, etc. Ileb., vni, 10, c'est-à-dire, selon Grotius : Je ferai qu'ils sauront tous ma loi par cœur, memoriter , j^ar la multitude des synagogues où elle sera enseignée trois fois la semaine. Grellius : Je leur donnerai des moyens d'e?i conserver le souvenir lerpétuel; ce que Grotius avait imité : et après eux IM. Simon : Je leur donnerai des lois qu'ils retien- Idront et qu'ils observeront en les comprenant facitlement. Jusqu'ici ils ne sortent pas de la loi et de [la doctrine , comme disait saint Augustin; c'est-à- Idire, qu'ils ne vont pas plus avant que Pelage et ICœlestius, sans soupçonner seulement cette grâce Isi clairement définie par le concile de Milève', otî mon content de nous enseigner ce qu'il faut faire, ÏDieu nous le fait encore et aimer et pouvoir ; ce que j'ai voulu ajouter exprès, pour donner lieu au lecteur
1. Voyez ci-dessus. Dissert, sur Grotius. — 2. Insl. Rem. sur rotius, n. 17.— 3. Concil. Milevit. u, contra. Pelag. et Cœlest., Banon. IV, T.u.; Concil. L'ihb.,p. 1537, i-av Concil. African., laut Carthog., aîmi 418.
de remarquer, qu'il n'a encore rien vu et ne verra rien dans cette traduction et dans ces notes, qui ressente le vrai esprit du christianisme, c'est-à-dire, celui de la grâce.