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ont servi Jésus-Christ après son jeûne : ceux qui ont gardé son sépulcre et annoncé sa résurrection' : celui qui l'a fortifié dans son agonie'* : car Jésus- Christ n'avait pas besoin de son secours pour luimême, mais seulement parce qu'il s'était revêtu de notre faiblesse; et ce sont les membres infirmes que cet ange consolateur est venu fortifier en la personne de leur chef.
IVe ÉLÉVATION.
Sur la dignité de la nature humaine. Création de l'homme.
« Vous l'avez abaissé un peu au-dessous de l'ange : vous l'avez couronné d'honneur et de gloire : et vous l'avez préposé à tous les ouvrages de vos mains'. » C'est ce que chanlail David en mémoire de la créalion de l'homme. Et il est vrai que Dieu l'a mis un peu au-dessous des anges : au-dessous; car uni à un corps , il est inférieur à ces esprits purs : mais seulement un peu au-dessous; car comme eux il a la vie et l'intelligence, et l'amour; et l'homme n'est pas heureux par la participation d'un autre bonheur que de celui des anges : Dieu est la commune félicité des uns et des autres; et de ce côté, égaux aux anges, leurs frères'' et non leurs sujets, noué ne sommes (\\i'un peu au-dessous d'eux.
Vous Vatez couronné d'honneur et de gloire, selon l'âme et selon le corps. Vous lui avez donné la justice, la droiture originelle, l'immortalité, et l'empire sur toute la créature corporelle. Les anges n'ont pas besoin de ces créatures qui ne leur sont d'aucun usage, n'ayant point de corps. Mais Dieu a introduit l'homme dans ce monde sensible et corporel pour le contempler et en jouir. Le contempler, selon que David le venait de dire par ces mots : « Je verrai vos cieux qui sont l'œuvre de vos doigts : je verrai la lune et les étoiles que vous avez fondées^, » au milieu de la liqueur immense qui les environne, et dont vous avez réglé le cours par une loi d'une inviolable stabilité. L'homme doit aussi jouir du monde, selon les usages que Dieu lui en a prescrits; du soleil, de la lune et des étoiles, pour distinguer les jours, les mois, les saisons et les années^. Tout le reste de la nature corporelle est soumis à son empire; il cultive la terre et la rend féconde : il fait servir les mers à ses usages et à son commerce; elles font la communication des deux mondes qui forment le globe de la terre : tous les animaux reconnaissent son empire, ou parce qu'il les dompte, ou parce qu'il les emploie à divers usages. Mais le péché a affaibli cet empire, et ne nous en a laissé que quelques malheureux restes.
Comme tout devait être mis en la puissance de l'homme, Dieu le crée après tout le reste, et l'introduit dans l'univers, comme on introduit dans la salle du festin celui pour qui il se fait, après que tout est prêt , et que les viandes sont servies. L'homme est le complément des œuvres de Dieu : et après l'avoir fait comme son chef-d'œuvre, il demeure en repos.
Dieu honore l'homme : pourquoi se déshonorel-il lui-même, en se rendant semblable aux bêtes'', sur qui rem[)ire lui est donné?