XXIX-- JOUR
Trésor dans le ciel : œil simple : impossibilité de servir deux maîtres. (Matth., vi. 19, 20, 24.)
Jésus-Christ déracine l'avarice, et empêche de craindre jamais la pauvreté. « Avoir son trésor dans le ciel*; » c'est y mettre son affection et son espérance : avoir son trésor dans le ciel , c'est y envoyer ses richesses par les mains des pauvres.
« Où est votre trésor, là est votre cœur^. » Celte parole est grande. De quoi êtes-vous rempli? Où se tournent naturellement vos pensées, c'est là votre trésor : c'est là qu'est votre cœur. Si c'est Dieu, vous êtes heureux : si c'est quelque chose de mortel, que la rouille, que la corruption, que la mortalité consume sans cesse; votre trésor vous échappe, et votre cœur demeure pauvre et épuisé.
Cet œil simple'^, c'est la pureté d'intention. L'œil est simple, quand l'intention est droite : et l'intention est droite, quand le cœur ne se partage pas. C'est ce qu'on appelle simplicité et droiture. L'intention, c'est le regard de l'âme. L'œil ne regarde jamais fixement qu'un seul objet; et l'ànae ne peut s'arrêter qu'à un seul bien. Lorsque les regards sont vagues et dissipés, on voit tout, et on ne voit rien. Ainsi quand l'âme se dissipe en vagues désirs, elle ne sait ce qu'elle veut, et elle tombe dans la nonchalance. Dieu veut un regard arrêté et fixe.
Cela se confirme par les paroles suivantes : On ne peut sertir deux maîtres'^, ni aimer deux choses â la fois. Quand on ne sait ce qu'on aime, et qu'on se partage entre Dieu cl la créature. Dieu refuse ce qu'on lui offre, et la créature a tout. Il faut donc se déterminer, s'appliquer, agir avec efficace dans la voie de la piété.
La bonne intention sanctifie toutes les actions de l'âme, comme le regard arrêté assure et éclaire tous les pas du corps.
C'est celte bonne intention qu'il faut renouveler
I. Malth., VI. »». — 2. Idem, 2\. — .3. Ihid., 22. — 4. Ihid.,
souvent pendant le jour ; et continuellement prier Dieu de la fortifier. Il faut sans cesse se redresser, et se réduire tout entier à un regard simple.
] OMS ne pouvez servir Dieu et les -richesses '. Selon saint Paul, l'avarice est un culte des idoles-. Ceux qui aiment la bonne chère ont leur ventre pour leur Dieu^, selon le même apôtre. Nous nous faisons un Dieu de tous les objets de notre amour. Tout attachement vicieux est une idolâtrie. Qui estce qui voudrait servir une idole, transporter la gloire de Dieu à une fausse divinité. Cela fait horreur à penser. C'est néanmoins ce que font tous ceux qui aiment quelque chose plus que Dieu. Les pensées, les affections, le plus pur encens du cœur, toute son adoration va là. Hélas qu'on est misérable ! Eh I une créature raisonnable se peut-elle donner elle-même, mais se peut-elle sacrifier à un autre qu'à Dieu?
Déracinez l'avarice, déracinez l'ambition, déracinez l'amour du bien sensible, et tout amour de la créature : c'est autant d'idoles que vous abattez dans votre cœur. Que la créature, loin d'avoir tout le cœur, n'en occupe pas la moindre partie. Donnez tout à Dieu : fouillez jusqu'au fond, et videz votre cœur pour Dieu : il saura bien l'occuper, et le remplir.
Se remplir de la créature, c'est se remplir de ces viandes qui chargent, et qui gonflent sans nourrir; et qui aussitôt vous affament, parce qu'elles n'ont aucun suc, et que rien ne s'en tourne en votre substance. Qu'on est vide quand on est plein de celle sorte!
XXXc JOUR.
Ne se point inquiéter pour cette vie : se confier en la Providence. (Matth., VI. 25, 26, et suiv.)
Ne vous inquiétez point. Cela n'exclut pas une prévoyance modérée , ni un travail réglé : mais seulement l'inquiétude, et l'agitation de l'esprit.
« La vie est plus que la nourriture, et le corps est plus que l'habiU*. » Dieu qui vous a donné la vie, et qui a formé votre corps, avant que vous pussiez en prendre aucun soin, vous donnera tout le reste. Qui a fait le plus ne dédaignera pas de faire le moins.
« Regardez les oiseaux du ciel , ils ne sèment, ni ne moissonnent, ni ne recueillent...; ils ne travaillent ni ne filent : et votre Père céleste les nourrit... et leshabillc^ » Heureux ces petits animaux, heureuses les fieurs, heureuses mille et mille fois toutes ces petites créatures, si elles pouvaient sentir leur bonheur! Heureuses des soins paternels que Dieu prend d'elles! Heureuses de tout recevoir de sa main ! Pour nous, notre péché nous assujôtil à mille travaux : mais ne les poussons pas jusqu'à l'agitaj lion. Travaillons : car c'est là la juste peine que ': Dieu ait imposé à notre péché : travaillons en es- \ prit de pénitence; mais abandonnons à Dieu le succès de notre travail.
« Gens de pelile foi, votre Père sait que vous avez besoin de ces choses". Doutez-vous qu'il ne sache ce qui vous est nécessaire? Il vous a faits : doulez- ; vous qu'il veuille pourvoira vos besoins? Il vous l'a promis. Lui qui vous a prévenus en tout, et qui vous a donné l'être qu'il ne vous avait pas promis,
1. MaUh., VI, 21. — 2. Coi., ut. ■>■ — •'{. l'hi/i/)., ii;. VJ. — 4. Malth., VI. 25. — -0. Idem, 20, 28, 30. - (i. Ihid., 30, 42.
SERMON DE NOTRE SEIGNEUR SUR LA MONTAGNE
vous refusera-l-il ce qu"il vous a promis pendant que vous n'étiez pas, après vous avoir fait? Ne vous inquiétez donc pas.
Voyez comment vous croissez : comment votre corps se nourrit. Pourriez-vous ajouter une coudée à votre taille*? Pendant que vous dormiez, Dieu vous faisait croître; et d'enfant il vous a fait homme. Croyez qu'il fera ainsi tout ce qui convient à voire corps : reposez-vous sur sa puissance et sur sa bonté.
A ces mois : .Ve vous inquiétez pas, que saint Matthieu a rapportés, saint Luc joint ceux-ci : Ne soyez point comme suspendus en l'air^, comme en péril de tomber, et toujours dans l'agitation : car c'est l'effet de l'inquiétude. Soyez donc, non pas comme suspendus , mais solidement appuyés sur la divine Providence.
XXXIe JOUR.
Ne ressembler pas aux païens. (Matth., vi. 32.)
Les païens recherchent ces choses'^ Voyez toujours comment Jésus-Christ nous élève au-dessus des vices des païens , et môme au-dessus de leurs vertus. Les publicains le font bien, les gentils le pratiquent bien\ nous disait-il tout à l'heure : songeons bien en quoi nous les surpassons. Ce n'est pas sans raison que Jésus-Christ dit, que les Ninivites, et tous les paiens, s'élèveront contre nous au jour du jugement^. A quoi nous sert le christianisme, si nous menons une vie païenne? Hélas! hélas ! que de paganisme au milieu des fidèles ! Combien de chrétiens vivent comme s'ils ne connaissaient pas Dieu t II n'y a point en effet de Dieu pour eux. Hélas! où trouverons -nous assez de larmes, pour déplorer notre aveuglement?
XXXIJc JOUR.
Chercher Dieu et sa justice , et comment. (Matth., vi. 33,34.)
« Cherchez donc le royaume de Dieu et sa justice : et le reste vous sera donné par surcroît". »
Le royaume de Dieu et sa justice : non pas une justice simplement morale , à la manière des païens; mais la justice chrétienne, fondée sur l'exemple de Jésus-Christ et sur les règles de l'Evangile, que vous venez devoir : une justice qui vous fasse vivre autrement que ceux qui ne connaissent pas Dieu; autrement qu'on ne vivait avant que Jésus-Christ eut paru : une justice conforme à votre vocation , à votre état , et aux grâces que vous avez reçues : car c'est là ce qui s'appelle « le royaume de Dieu et sa justice. »
Cherchez : dans tout le reste dont il a parlé, il n'a point dit ce mot, cherchez : car il suppose que Dieu par sa bonté nous peut tout donner; et le fait sans que nous en prenions aucun soin. Gela arrive souvent à l'égard des biens de la terre : mais pour le royaume de Dieu cherchez : « Opérez votre salut avec crainte et tremblement, » comme dit saint PauU. C'est la seule chose qui mérite vos inquiétudes.
Et toutefois, je l'oserai dire : il faut encore bannir l'agitation et l'inquiétude de celte recherche. Car comme ajoute le môme saint Paul» : « Dieu opère
1. Matlh., VI. 27. — 2. Luc, xii. 29. - .S. Matth., vi. 32. — 4. Idem, v. 46, 47. -- 5. lOid., xri. 4. — G. Ihvl., vi. Zi. -- 7. Philipp., H. 12. — S. Idem, 13.
en vous le vouloir et le faire, selon sa bonne volonté. » Tremblez donc en opérant voire salut : et toutefois ne vous défiez pas trop de vos forces; car Dieu travaille avec vous : c'est lui-même qui fait avec vous tout ce que vous faites. Espérez donc en son secours : abandonnez-vous entre ses bras. Il est bon : il aura pitié de votre faiblesse : il opérera en vous par sa bonne volonté, ce qu'il faut aussi que vous opériez. Opérez donc votre salut : travaillez-y avec soin, et même avec tremblement : mais tra- 1 vaillez-y toutefois avec une espèce de repos , comme celui qui attend tout secours d'un Dieu tout-puissant et tout bon.
« Ne vous inquiétez pas du lendemain : le lendemain sera inquiet pour lui-même : à chaque jour suffît son mal'. » Ce précepte si important pour tous les soins de la vie, l'est encore plus pour les alïïiires du salut. Il y en a qui se tourmentent en disant : Voilà qui est bien : je me suis confessé : j'ai commencé à me convertir : mais que de peines viendront dans la suite, que de tentations, que d'ennuis! Je n'y pourrai résister ; la vie est longue : je succomberai sous tant de travaux. Allez , mon fîls; allez, ma fille; surmontez les difficultés de ce jour : ne vous inquiétez pas de celles de demain : les unes après les autres vous les vaincrez toutes. «A chaque jour suffit son mal. » Celui qui vous a aidé aujourd'hui, ne vous abandonnera pas demain : trop de prévoyance et d'inquiétude vous perd.
XXXine JOUR.
Encore de l'avarice et des richesses. Ne mettre pas sa confiance en ce qu'on possède. (Luc, xii. 15, 16, et suiv.)
Joignons ici ce qui est dit dans saint Luc : « Donnez-vous de garde de toute avarice^. » Déracinez un si grand mal tout entier, et jusqu'à la moindre ! fibre : n'en souffrez pas en vous le plus petit sentiment.
Quelque riche que vous soyez, il vous manque toujours quelque chose; ou dans les biens, ou dans la santé, ou dans la fortune, et dans la grandeur. Réjouissez-vous de ce manquement : acceptez avec joie et consolation celte partie de la pauvreté qui vous est échue. Aimez-la comme un caractère du christianisme; comme une imitation de Jésus-Christ. Aimez votre pauvreté, votre dépouillement. Renoncez à tout esprit de propriété, si vous êtes religieux : réjouissez-vous en Notre Seigneur, de ce que non-seulement vous ne possédez aucun bien ; mais encore de ce que vous êtes par choix et par étal incapable d'en posséder.
« En quelque abondance qu'on soit, la vie ne consiste pas en ce qu'on possède'. » Vous avez beau dire : J'ai de quoi vivre. Vous n'en vivrez pas davantage. Vous avez beau dire : Je n'ai rien à craindre; j'ai tout avec abondance. « Insensé, vous mourrez celle nuit. » Mais comment? explique-l-on la mort? « On vous redemandera votre âme* : » elle n'est pas à vous, vous n'avez la vie que par emprunt. On vous la redemandera : on vous en demandera compte. Et quand? Cette nuit. On vous trouvera demain mort dans votre lit : sans que tout ce grand bien que vous vantiez, vous ait pu procurer le
1. Mntl/i., VI. 3». -- 2. Lur., xii. 15. -- 3. l'iem , 15. — 4. Ibid.. 20.
MEDITATIONS SUR L'ÉVANGILE
uioindre secours, ni prolonger votre vie dini moment.
Que ferai-je, dit cet homme riche', dans une si grande abondance de toutes sortes de biens? Voilà le premier elTet des grandes richesses : l'inquiétude. Que ferai-je? Où les mollrai-je? Comment les garder? a Mes greniers n'y suOlsent pas : j'en ferai d'autres , et je dirai ;\ mon Ame : Réjouis-loi : fais grande chère- : ne refuse rien à tes sens : Bois, mange, repose-toi dans ton abondance. Et pendant que tu t'imagines pouvoir te reposer dans tes richesses, on t'ote, non pas ces richesses, mais celte Ame même que tu invitais à la jouissance. « Et à qui sera ce grand bien que tu avais acquis^? » Qui est-ce qui en jouira pour toi quand lu n'y seras plus pour en jouir?
t Ainsi est celui qui amasse des trésors sur la terre, et qui n'est pas riche en Dieu''; » qui ne met pas en lui toutes ses richesses. Telle est son aventure : tel est son étal : telle est la Un de sa vie : c'est à cela qu'aboutissent toutes ses richesses.
Après toutes ces réllexions , revenez encore aux paroles du Fils de Dieu : relisez-les , savourez-les encore une fois : vous les trouverez sans comparaison plus fortes par elles-mêmes , que tout ce que nous avons pu dire ou penser, pour vous en faire sentir la vertu.
XXXIVc JOUR.
Considérer ce que Dieu fail pour le commun des plantes et des animaux : se regarder comme son troupeau favori. (Luc, xu. ■22, 21, 29etsuiv.)
i C'est pour cela que je vous dis : Ne soyez point on inquiétude : considérez les corbeaux^. »,
Dans saint Matthieu il est dit en général les oiseaux du ciel'^. Dans saint Luc on lit les corbeaux, animal des plus voraces; et néanmoins sans greniers, ni provisions : qui sans semer, et sans labourer, trouve de quoi se nourrir. Dieu lui fournit ce qu'il lui faut, à lui, et à ses petits qui l'invoquent , dit le Psalmiste''. Dieu écoute leurs cris, quoique rudes et désagréables : et il les nourrit aussi bien ijue les rossignols, et les autres, dont la voix est la plus mélodieuse et la plus douce.
Jésus-Christ nous apprend , dans ce sermon admirable, à considérer la nature, les fleurs, les oiseaux , les animaux , notre corps , notre âme, notre accroissement insensible; afin d'en prendre occasion de nous élever à Dieu. Il nous fait voir toute la nature d'une manière plus relevée, d'un œil plus perçant, comme l'image de Dieu. Le ciel est son Ironc : la terre est l'escabeau de ses pieds : la capitale du royaume est le siège de son empire : son soleil .se lève, la pluie se répand pour vous assurer de sa bonté. Tout vous en parle : il ne s'est pas laissé sans témoignage.
Nous avons déjà remarqué, que pour signifier l'inquiétude , Jésus-Christ se sert de ce mot dans saint Luc : « Ne demeurez pas comme suspendus en l'air*, » comme quand on ne sait ni comment , ni sur quoi on est soutenu, et qu'on se croit toujours prêt à tomber. Ne soyez point dans cette terrible inquiétude, mais croyez que Dieu vous soutient.
'r ^'rf/J ^'L '?• " ^- ■''''^"»- ''*• - 3. ma., 20. - 4. IhirL, 21 . - 5. Ihid 2i, 24. - 8, M,Mh., vi. n. - 7. Ps., cxi.vi. 'J. 8. Lue.,xii.il9.
Mais de toutes les paroles qui sont parliculicres à saint Luc dans ce discours du Fils de Dieu; les plus capables de nous inspirer du courage parmi nos misères et nos faiblesses, sont celles-ci : « Ne craignez point, petit troupeau, parce qu'il a plu à votre Père céleste de vous donner son royaume'. » Dans tout ce qui précède, on nous apprend à ne pas craindre de manquer de nourriture : car Dieu y pourvoit; et sa conduite ordinaire esl de ne pas laisser manquer du nécessaire ceux qui se fient en lui. Mais ici, il nous élève plus haut. Car après tout, quand vous viendriez à manquer de pain, qu'en serait-il? Vous auriez encore un royaume. Et quel royaume? Celui de Dieu. « Ne craignez pas, petit troupeau, car Dieu vous donne son royaume. » Ce royaume n'est pas pour les grands du monde : c'est pour les petits, c'est pour les humbles, c'est pour ce petit troupeau que le monde compte pour rien , mais que le Père regarde : qui en effet semble n'être rien en comparaison de la multitude immense, et de l'éclat des impies. Mais c'est pour ce petit troupeau que Dieu conserve le reste des hommes.
Que craignez -vous donc? De mourir de faim? Combien de martyrs en sont morts dans les prisons? cette mort les a-t-elle empêchés de recevoir la couronne du martyre? Au contraire , c'est par elle qu'elle a été mise sur leur tête. « Ne craignez donc rien , petit troupeau. Vendez tout : donnez tout aux pauvres; et faites-vous un trésor, qu'on ne puisse ni voler, ni diminuer^ : » c'est celui des bonnes œuvres.
XXXVe JOUR.
Le même sujet. Se garder de toute avarice. (Luc, xii, 15, 21.)
On ne saurait trop méditer cet admirable discours de Notre Seigneur : Donnez-vous garde de toute avarice^. Il y a plusieurs sortes d'avarice. Il y en a une triste et sordide, qui amasse sans fin, et sans jouir : qui n'ose toucher à ses richesses, et qui semble , comme dit le Sage , ne s'être réservé sur elles aucun droit , que celui de les regarder et de dire : Je les ai''. Mais il y a une autre avarice plus gaie et plus libérale , qui veut amasser sans fin comme l'autre; mais pour jouir, pour se satisfaire; et telle était l'avarice de l'homme qui nous est dépeint dans cet évangile.
Un tel avare a beaucoup de dédain pour cellp sorte d'avarice, où l'on se plaint tout à soi-même au milieu de l'abondance. Il s'imagine être bien plus sage, parce qu'il jouit : mais cependant Dieu l'appelle Insensé^.
L'un est fol par trop d'épargne, et parce qu'il s'imagine pouvoir être heureux par un bien dont il ne fait aucun usage ; mais l'aulre esl fol pour trop jouir, et parce qu'il s'imagine un repos solide dans un bien qu'il va perdre la nuit suivante. Donnez-vous donc de garde de toute avarice; et autant de celle qui jouit, que de celle qui se refuse tout. Soyez riche en Dieu : faites de Dieu , et de sa bonté tout votre trésor. C'est ce trésor-là, dont on ne peut trop jouir : c'est ce trésor-là où il n'y a jamais rien à épargner, parce que plus on l'emploie plus il s'augmente.