‹ Œuvres complètes de BossuetChapitre 31 sur 851 · Avert., n. 20. — 2. Idem, n · texte numérisé non relu

Avert., n. 20. — 2. Idem, n

T. ir.

AVHRTISSEMENT AUX PROTESTANTS

nuè au vorsel suivant, en disant, non pas indéliniment qu'il est un des sept, mais préoisoniont qu'il est le septième et le huiliomo tout ensemble.

Mais qui ne voit que le saint api^tre, èclain'' par l'Esprit de Dieu , a découvi-rl dans celle lumière quelque chose de plus convenable, et que cet esprit qui volt tout, lui a rèvtMé qu'un de ces sept, el non le septième, reviendrait deux lois, ce qui le ferait lout ensemble el un des sept, et le huitième? caractère que les protestants ne songent seulement pas qu'on ait pu approprier à la jiapauté, et que nous avons trouvé si précisément en .Maximien Hcrculius' , qu'il n'y a aucun autre exemple dans toute l'histoire qui a rapport à l'Apocalypse.

Je ne me tromperai donc pas quand je dirai, sans vouloir vanter l'interprélation que je propose, qu'à comparaison du moins de celle des protestants, c'est la olarlé mèmc^; puisqu'on y trouve dans sept rois non pas sept formes de gouvernement proposées à sa fiintaisie, mais sept empereurs tous idolâtres : en cette manière sous ces sept rois, la persécution de Dioclélien, la plus cruelle de toutes, très-proprement caractérisée par sa marque particulière; sous les mûmes rois la prostituée, c'est-àdire, Rome la païenne, enivrée du sang des martyrs, el soutenant son idolAlrie par toute la terre. On voit aussi ses sept rois passer promptement les uns après les autres; et le septième qui devait venir après la destruction des dix autres , pour exciter de nouveau la persécution, c'est-à-dire, Licinius, s'évanouir incontinent; et la bête par ce moyen laissée pour morte, pour ensuite ressusciter comme on va voir.

75. Suite du chapitre xni. f.a bête qui meurt et qui retit , n'a point de sens chez les protestants. — Dans le rhapitre xin , on voit paraître un nouveau pro*Jige : c'est que la bêle à sept tètes est comme morte par la plaie d'une de ses tètes, et que n-' 's tout d'un coup elle revit. Les proles-

la;. ..:-ndent ici l'empire romain comme mort par la blessure mortelle des empereurs , qui sont la sixième de ses tètes, et tout d'un coup ressuscité dans !'• !'-"■'•. qui est la septième.

Ce ne cadre pas avec les idées de saint

Jean, puisque la bète qui subsistait en sept tèles, ne devait périr que par la deslruclion de toutes les sept, ni ressusciter que dans quelque chose qui Tint après elles toutes. C'est pourquoi le Saint- Esprit dit distinctement que cinq tèles étaient passées, la sixième bir'ssée à mort, et la septième, qui derait Tenir en état de durer peu , par où la bêle (Jf-- • - (iirir lout enlière avec ses sept tètes re- Ir-' •; fil '•-c qui la fait revivre en est distingué.

C'est ce qu'on voit dans saint Jean, et aussi ce T' '»ir dans notre interprétation', où le

•"' il de la sixième tèlc fait bien à la vérilé

un«» mortelle blessure, mais où l'on voit en mémo temps qu*; la septième périrait bienl'H avec les antres, en sorte qu'on voit tomber se[)t tètes, c'est- Mire. sept cmf»ereurs auteurs de la dernière pern attribue à Diodéticn ; d'où devait

■ • -'"î ♦:" eff^it elle suivit, la destruction

lo(al<; el «an» retour de la bèie persécutrice , si elle ne ressusciuil dan« quelque chose de distingué

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