‹ Œuvres complètes de BossuetChapitre 32 sur 851 · II. 1 1 — 2. Voynz U» notei Hur U · texte numérisé non relu

II. 1 1 — 2. Voynz U» notei Hur U

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d'elle, ainsi qu'elle lit dans Julien qui lui rendit la vie et la force. Tout cela est très-suivi, au lieu que dans le système protestant, la bôle aux sept têtes est tenue pour morte, pendant qu'une de ses tètes, el encore celle de toutes qui avait le plus de vie, puisqu'elle devait vivre près de treize siècles, et plus que toutes les autres ensemble, non-seulement subsiste encore, mais ne fait que commencer sa vie.

76. Autre inconvénient du système. Il faut trouver au chapitre xni pour une troisième fois les douze cent soixante ans. — Ce chapitre cause encore un autre embarras aux protestants, puisqu'ici, outre les deux fois que nous avons vues au chapitre xn , il leur faut encore trouver pour une troisième fois les douze cent soixante ans de persécution. La démonstration en est évidente; car la bête est persécutrice, et dans son premier état aussitôt qu'elle sort de l'abîme, comme on a vu , et lorsqu'elle a repris la vie. La persécution du premier état , lorsque la bête sort de l'abîme , est représentée au chapitre XI , t. 2 , 3 , où il paraît qu'elle a duré les douze cent soixante jours. Accordons aux protestants que c'est la même persécution qui paraît au chapitre xn. Nous avons démontré ailleurs qu'elle a dû avoir deux reprises , chacune de pareil temps ; l'une, à la première attaque du dragon, l'autre à la seconde et au temps de sa colère redoublée, xii , 6, 14. Voilà donc déjà tout au moins deux fois douze cent soixante jours, sans qu'il soit encore parlé de la bôle ressuscitée. Mais lorsqu'elle est ressuscitée, il lui faut encore un pareil temps; car ce n'est pas en vain qu'elle revit : Toute la terre s'en étonne, tout le monde adore la bête , en s'écria7it : Qui est semblable à la bête , et qui pourra la combattre , maintenant qu'on la voit revivre après la plaie qui la tue ? et puissance lui fut dominée durant quarante-deux mois. C'est une troisième fois douze cent soixanle jours , qui , multipliés en années selon le système protestant , et joints aux deux autres qui ont précédé la résurrection de la bête, font trois fois douze cent soixanle ans, à qui la réforme doit donner place dans son système, ou se réduire avec nous à trouver trois fois un temps très-court de persécution, ce qui n'est pas difficile.

77. Suite du même chapitre. La seconde bête. Dix caractères exclusifs du pape. Deux défauts sur le nombre de six cent soixante-six. — Outre la première hèle qui a sept tèles et dix cornes, il en paraît encore une, que saint Jean appelle l'autre bôle, très-distinguée de la première, et qui ne porte que deux cornes, mais deux cornes semblables à l'Agneau, quoique la hèle parle comme le dragon. C'est de là qu'on lire la plus grande preuve que c'est le pape el une Eglise chrétienne : mais nous l'avons renversée', en démonlranl, par des faits constants, que le paganisme et surloul Julien l'Apostat, avait aiïecté d'imiter beaucoup de choses du christianisme; de sorte qu'il ne resterait ([u'à répoiiflre à Dumoulin , qui a vu dans les deux cornes de cette bête celles de la mitre du pape. Mais pour ne s'amuser point à des politesses si peu dignes de gens sérieux, démonstralivemenl la seconde bêle ne peut pas être le pape par ces raisons :

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