‹ Œuvres complètes de BossuetChapitre 321 sur 851 · Rom., I · texte numérisé non relu

Rom., I

MKIUTA I liiNS SUR T/ÉVANGILE.

Oue vous rendrous-uous, ù Seigneur! pour toutes les grûces que vous avez faites à votre Eglise par ce siège? C'est là que la vraie foi a toujours été con- Urniée. N'entrons point dans les disputes qui causent des dissensions, et non pas l'cdilication de vos enfants. Suivons les grands événements et les grands traits de l'histoire de l'Eglise. Nous verrons l'autorilé de ce grand siège être partout à la lète de la condamnation et de l'extirpation des hérésies. La foi romaine a toujours été la foi de l'Eglise. La foi de saint Pierre, c'est-à-dire', celle qu'il a prèchée , et qu'il a laissée en dépôt dans sa chaire, et dans son Eglise, qui s'y est toujours inviolablement conservée, a toujours été le fondement de l'Eglise catholique . et jamais elle ne s'est démentie.

Qu'importe, qu'il y ait peut-être dans toute celte belle suite, deux ou trois endroits fâcheux? la foi de saint Pierre n'a pas défailli, encore qu'elle ait soulTert quelque éclipse dans le reniement, qui lui a été particulier, et dans l'incrédulité qui lui a élé commune avec ses frères les apôtres. Il en est ainsi de saint Pierre considéré dans ses successeurs : tous ses successeurs sont un seul Pierre. Quelque défaillance qu'on croie remarquer dans quelques-uns, sans entrer dans ce détail plus curieux que nécessaire, il sulTil que la vérité de l'Evangile soit demeurée dans le total, et qu'aucun dogme erroné n'ait pris racine, ni fait corps dans la succession , et la chaire de saint Pierre. Si bien que la foi romaine, c'est-à-dire, la foi que Pierre a prèchée et établie à Rome , et qu'il y a scellée de son sang , n'a jamais péri , et ne périra jamais.

Voilà, Seigneur, le grand secret de celte promesse : Simon , j'ai prié pour toi que ta foi ne défaille pas; et toi confirme tes frères*. Nous tenons celte explication de vos saints : et toute la suite des événements la justiGe. 0 Seigneur, qui ne vous louerait, et qui ne serait ravi en admiration, de voir tout l'état de votre Eglise, depuis sa première origine, jusqu'à la consommation des siècles, si clairement renfermé, expliqué, prédit, et promis, dans deux lignes de votre Evangile! Que resle-l-il, ô Seigneur, sinon que nous vous priions de remplir la chaire de saint Pierre de dignes sujets; de leur ouvrir les yeux pour entendre le grand mystère de Dieu sur le siège qu'ils occupent : faites, Seigneur, qu'à travers la pompe et le faste qui les environnent, ils considèrent le fond qui les soutient; qu'ils songent toujours que leur vraie gloire est de succéder à un pécheur; que la nacelle où ils sont portés, et dont ils tiennent le gouvernail, serait couverte de flols, et abîmée par la tempête, sans les promesses faites à Pierre; et que, devant conlirmcr leurs frères dans la foi, ils les doivent aussi affermir dans la règle de la discipline.

LXXIIIe JOUR.

Soi* deJinu pour Ut apôtret. Il est mis au rang des scélérats. (Luc, xxii. 3.J, 36; .Marc, xv. 28.)

Jéms dit à SCS apôtres : Quand je vous ai entojjés virw sar , sans bourse, sans chaussure : tous a-t^il

manqw' qud/juc choup// Hun, Seigneur Mais

mainteriant, que celui qui a un sac ou une bourse ; le* prenne : rt que relui qui n'en a point, tende sa robe pour acheter une éj/^e^.

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