SUR LES TROIS MAGDELEINES
ceux qui sont consommés, demandons l'acconiplissemenl de loul le corps de Jésus-Glirisl, de loulo la sooiëtè des saints. Demandons en même temps avec couliance que nous nous trouvions rangés dans ce nombre bienheureux; ne doutant point que cette gr;\ce ne nous soit donnée, si nous persévérons à la demander par miséricorde et par grAce, c'est-iVdire, par le mérite du sang qui a été versé pour nous, et dont nous avons le sacré gage dans l'Eucharistie.
Après celte prière, allons avec Jésus-Chrisl au sacrillce : et avançons-nous avec lui aux deux montagnes, à celle des Oliviers, et à celle du Calvaire. Allons, dis-je, à ces deux montagnes, et passons de Tune à l'autre : de celle des Oliviers, qui est celle
de l'agonie, à celle du Calvaire, qui est celle de la mort : de celle des Oliviers, qui est celle oîi l'on combat, à celle du Calvaire, où l'on triomphe avec Jésus-Christ en expirant : de celle des Oliviers, qui est la montagne de la résignation , à celle du Calvaire, qui est la montagne du sacrifice actuel; enfin de celle, où l'on dit : Non ma volonté, mais la vôtre , à celle , où l'on dit : Je remets mon esprit entre ws mains '; et, pour tout dire en un mot, de celle où l'on se prépare à tout, à celle où l'on meurt à tout avec Jésus-Christ; à qui soit rendu tout honneur et gloire, avec le Père, et le Saint-Esprit, aux siècles des siècles. Amen.