LIVRE II. — ERREURS SUR LA TRADITION ET L'ÉCRITURE
obscure que la Trinité , c'est assez qu'elle ne soit pas prouvée clairement.
Il n'en demeure pas là, il fait encore revenir les deux lutteurs. Ils retournent, dit-il', à la charge; mais pour avancer aussi peu qu'auparavant , puisqu'après avoir observé soigneusement que la dispute n'était appuxjée de part et d'autre que sur des passages de l'Ecriture, et avoir fait objecter ce qu'elle a de plus fort selon notre auteur, il en conclut ^ que « cela fait voir, que si l'on ne joint une » tradition constante à cette méthode, il est difficile » de trouver la religion clairement et distinctement » dans les livres sacrés , comme l'on en peut juger » par tout ce qui vient d'être rapporté. »
De cette sorte, la Tradition ne paraît ici qu'afm de faire passer la proposition : qu'en matière de dogme de foi, et en particulier sur la foi de la Trinité, on n'avance rien par l'Ecriture; et c'est pourquoi l'auteur ajoute^ : « j\Iais après tout, bien que la plu- » part des raisons d'Athanase prises de l'Ecriture » fussent pressantes, Arius n'en demeure point ^) convaincu : » ce qui n'a d'autre but que de faire voir, que l'effet des preuves de l'Ecriture est après tout, de laisser chacun dans son opinion, sans qu'il y ait dans ces preuves de quoi convaincre un arien.