CHAPITRE X
.V. Simon a dû dire que saint llilaire ne s'appuyait point sur la Tradition.
Au reste, si saint llilaire ne trouve pas à propos d'apporter les témoignages des Pères dans ses livres de la Trinité , il ne fallait pas dire pour cela que ce Père ne s'appuie pas sur la Tradition. M Simon parle sans mesure : c'est s'appuyer sur la Tradition, que d'avoir dit ces paroles qui en renferment toute la force : II.ec Eor» ita nmici , ita CREomi : Cesl ainsi que j'ai été instruit, et c'est ainsi que j ai cru^; ce qu'il répète en un autre endroit avec des paroles aussi courtes , et en même temps aussi eiïicaces : Qlod accepi teneo, .nec demlto qi;od Dei est : Je œnserte ce que j'ai reçu, et je ne change point ce qui rient de Dieu'''; pour s'expliquer davantage il ajoute : « Ces docteurs impics que notre ;ige a » produits sont venus trop tard ; avant que d'en avoir » oui seulement les noms, j'ai cru à vous, 6 mon » Dieu, en la manière que j'y crois : j'ai été baptisé » dans cette foi, et dès ce moment je suis k vous. « Il en appelle à la foi dans laquelle il a été instruit, au temps de son baptême , et ne veut point écouler ceux qui le viennent enseigner depuis.
I . p. 132. - 2. Idem. — 3. Ihld. — 4. Jac., m. 10. - 5. Lih. VI, n 10, p. Ifj\ . .. 6. Uh. Il, ad Contl., n. 8, p. 1230 et alih.