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— 2. I{o7n. III. in Ep. ad Hebr, —
l'une, qu'en Dieu il n'y avait pas plusieurs personnes, à savoir, le Père et le Fils : l'autre qu'une de ces personnes, c'est-à-dire le Fils n'était pas Dieu et homme tout ensemble. Saint Chrysostome, dont la preuve est fort serrée dans tout cet endroit, abat en deux mots celte double erreur des Juifs, en leur montrant qu'il y a en Dieu deux personnes, c'est-à-dire, le Père et le Fils, et que parmi ces deux personnes il y en a une qui est Dieu et homme à la fois. La traduction est naturelle , conforme au dessein de l'auteur, et conforme à son expression dans la suite du même passage; car nous avons vu qu'à la fin il prend deux personnes pour deux véritables personnes subsistantes en elles-mêmes; c'est-à-dire, le Père et le Fils, contre Sabellius. Or, il n'aura pas pris le mot de personne en deux différentes significations en six lignes et dans le même discours; je veux dire dans la même suite de raisonnements. Ainsi, le ouo -poawTra, la première fois est la même chose que 8uo Trpoawrta la seconde , et partout ce sont deux personnes , savoir, le Père et le Fils , qu'il a fallu d'abord démontrer aux Juifs selon l'ordre que saint Chrysostome s'était proposé, comme il le faut à la fin, selon le même ordre, démontrer à Sabellius. Par là il est démontré que l'addition de M. Simon, qui détermine que les deux personnes regardent le seul Jésus-Christ, est une véritable fausseté, et tout le sens que cet auteur a donné à saint Chrysostome une manifeste altération de son texte et de sa pensée.