‹ Œuvres complètes de BossuetChapitre 546 sur 851 · CHAPITRE VIT · texte numérisé non relu

CHAPITRE VIT

M. Simon a puisé ses sentiments manifestement hérétiques d'Arminius et de Grotius.

Il doit celle réflexion sur le changement de saint Augustin, d'abord à Arminius le restaurateur du semi-pélagianisme parmi les protestants. M. Simon en rapporte les sentiments en ces termes^ : « A l'é- » gard de saint Augustin, il dit qu'il se pouvait » faire que les premiers sentiments de ce Père eus- » sent été plus droits dans le commencement, parce » qu'il examinait alors la chose en elle-même et » sans préjugé, au lieu que dans la suite il n'eut » pas la même liberté, s'en étant plutôt rapporté » au jugement des autres qu'au sien propre''. »

Quoique ce passage d'Arminius ne regarde pas tout le corps de la doctrine de saint Augustin sur la grâce, l'esprit en est de préférer les premiers sentiments de saint Augustin, comme étant les plus naturels, à ceux qu'il a pris depuis par des impressions étrangères; et c'est cela que M. Simon veut insinuer.

Mais Grotius , le grand défenseur des arminiens , qui, de l'aveu de M. Simon, a pris dans le sein do cette sccle une si forte teinture des erreurs sociniennes, est le véritable auteur où il a puisé ses sentiments; et on le verra par un seul endroit de son Histoire Belgique, où expliquant le commencement des disputes entre Arminius et Gomar en l'an 1G08, il en expose la source selon ses préventions, en cette sorte :

1. p. 254.-2. p. 290. — 3. P. 799. —4. Voyez la Dissert. aur Qrolius , oii l'auteur a employé tout cet endroit, n. 14, 15, \V> , etc.

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