Lil). 1. cont. Jul., cap. vi
Di:n:NsK de la tradition kt des saints feues.
du nouveau système encore plus prodigieux, où la peine passe sans la iaute, ne sont j^as mieux fondés. Car après tout, que dit ce Père'? Dit-il que la peine puisse passer sans la coulpe, ou, ce qui est la même chose, qu'on puisse être puni sans cire coupable. On ne trouvera jamais dans ses écrits une lellc absurdité. Il dit seulement que dans ce passage de saint Paul ; Plisieirs ont été faits pÉCHErns par LA DÉSOBÉISSANCE d'ix SEi'L ; pccheufs , c'cst-ù-dire, sujets au supplice et condamnés à la mort*. En toute opinion, cela est vrai : être pécheur n'est pas en ce lieu avoir actuellement commis le péché, actuellcmenl mangé le fruit défendu, ce que n'ont pas fait les enfants d'Adam ; mais être pécheur, c'est avoir en soi ce qui demeure après l'acte du péché, ce qui est resté en Adam, après que cet acte a été passé; c'esl-à-dire être coupable, ce que saint Chrysostome explique très-bien par être assujéti au supplice xùÀstffc! et condamné à la mort.
En ell'et , à dire le vrai, et en bonne théologie, être coupable ne peut être autre chose que d'être obligé au supplice, u-sûOuaoi xoXàaet , comme parle saint Chrysostome^ ou, comme dit le même Père au même endroit, redevable de la peine oixriv o'jft'Ckiùz. C'est ce que saint Chrysoslome explique par ces termes généraux xoÀaat;, Stxr) : punition, peine. Que s'il ajoute qu'être coupable n'est pas seulement être assujéti à la peine, mais encore être condamné à mort; et s'il s'attache principalement à la mort du corps dans toute la suite de son discours, ce n'a pas été pour réduire à la seule mort corporelle tout le supplice d'Adam , mais pour l'exprimer tout entier par la partie la plus sensible.