Dial. adoers. Thri/ph., p
tiques et autres, de lire, ou retenir le livre nommé ci-dessus , sa préface , sa traduction et ses remarques , comme étant respectivement la traduction infidèle, téméraire, scandaleuse ; les remarques, tant celles de la préface que celles des marges, pleines d'explications pareillement téméraires , scandaleuses, contraires à la tradition et consentement unanime des Pères, périlleuses dans la foi , et induisantes à erreur et à hérésie, sous peine d'excommunication ; laquelle nous déclarons être encourue ipso facto, par les curés, vicaires, prêtres, confesseurs et directeurs qui en permettront ou conseilleront la lecture.
Pour joindre l'instruction à une ordonnance épiscopale, nous remonterons à la source, et nous donnerons de salutaires avertissements contre une fausse critique , que l'on s'efforce d'introduire dans nos jours ; ce qui parait principalement dans les Critiques précédentes de l'auteur ; puisqu'il y attaque l'authenticité des saints livres, leur inspiration, et la providence particulière qui les conserve aux fidèles, la tradition , l'autorité des Pères qu'il combat les uns par les autres dans des matières capitales, et la sainte uniformité de la doctrine de l'Eglise, qui fait la gloire et le fondement du christianisme.
Par là nous n'entendons pas entrer en dispute avec ceux qui sont toujours prêts a douter de tout, et à semer parmi les fidèles des questions infinies contre le précepte de l'Apôtre ; il nous suffira de proposer la vérité , dont le précieux dépôt est confié aux évoques ; heureux si notre voix , quoique faible , en secondant les intentions de ceux qui veillent sur la cité sainte , peut même ranimer ceux qui dorment peut-être trop tranquillement parmi les périls de l'Eglise.
Mandons à tous chapitres , curés et supérieurs de communautés religieuses et autres , qui sont conduites par nos ordres, de tenir la main à l'exécution de la présente Ordonnance, laquelle sera lue et publiée, tant par les prédicateurs de notre Eglise cathédrale , que par les curés et vicaires dans leurs prônes , et affichée partout où il appartiendra , afin que personne n'en prétende cause d'ignorance. Donné à Meaux dans notre palais épiscopal , le vingt-neuvième de septembre , l'an mil sept cent deux. Ainsi signé :
j- J. BÉNIGNE, évêque de Meaux.
Et plus bas :
Par le commandement de Monseigneur :
Faron.
PREMIÈRE INSTRUCTION