‹ Œuvres complètes de BossuetChapitre 681 sur 851 · CHAPITRE VIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VIII

On reJuit à deux chefs les erreurs que M. Simon attribue à saint Augustin sur le libre arbitre : premier chef, qui est l'elficace de la grâce.

Pour le montrer avec une évidence qui ne puisse laisser aucun doute, réduisons d'abord i\ deux chefs les erreurs qu'il attribue à saint Augustin sur le libre arbitre : le premier chef regarde la manière dont ce Père fait agir Dieu dans les bonnes œuvres : le second regarde celle dont il le fait agir dans les mauvaises.

Dans les bonnes œuvres, ce que M. Simon, le censeur des Pères et l'arbitre de la doctrine a trouvé mauvais, c'est que saint Augustin ait établi une gn\ce qui nous fasse croire effectivement et à laquelle nul ne résiste, à cause qu'elle est donnée pour ôler l'endurcissement et la résistance. Mais c'est précisément une telle grâce que toute l'Eglise demande; et c'est par là où il faut montrer à M. Simon qu'il ne peut ici s'opposer à saint Augustin , sans renverser le fondement de la piété avec celui de la prière.

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