‹ Œuvres complètes de BossuetChapitre 683 sur 851 · I. Cap. II · texte numérisé non relu

I. Cap. II

» demandées en vain et par manière d'acquit, per- >i fuuclorie neque inaniler, «puisque l'ell'et s'ensuit, « rerum monslralur effecUbus; et que Dieu » daigne attirera lui toutes sortes d'errants, qu'il » relire de la puissance des ténèbres, et qu'il fait « des vases de miséricorde de vases de colère qu'ils » étaient; » ce qui prouve que le propre effet de cette grâce, tant demandée par toute l'Eglise, était de faire croire effectivement et de changer les cœurs.

La troisième vérité de saint Prosper est , « que » l'Eglise est si convaincue de cet effet de la grâce, » qu'elle en fait à Dieu ses remercîments comme » d'un ouvrage de sa main, » reconnaissant de celle manière, que le propre ouvrage de Dieu est de changer actuellement les cœurs , « et que tout » ce bon effet vient de sa grâce; quod adeo totum » dicini munerls esse sentUur ut hœc efficienti Deo » graliarum semper actio referatur. »

Et enfm, la quatrième vérité que nous montre ce saint docteur, c'est que ce sentiment, par lequel on reconnaît une grâce qui fait croire, qui fait agir, c'est-à-dire, qui convertit effectivement le cœur de l'homme, n'est pas une opinion particulière, mais la foi de toute l'Eglise; « puisque ces prières , ve- » nues de la tradition des apôtres, sont célébrées » uniformément par toute l'Eglise catholique; » d'où ce grand homme conclut, que sans aller chercher loin la loi de la foi, on la trouve dans la loi de la prière : ut legem bredendi lex statuât sup-

PLICANDI.

Le principe dont il appuie cette vérité, ne pouvant pas être plus sûr; puisqu'il est certain que la foi est la source de la prière, et qu'ainsi ce qui anime la prière, ce qui en fait le motif, ce qui en dirige l'intention et le mouvement, est le principe même de la foi, dont par conséquent la vérité se déclare manifestement dans la prière.

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