‹ Œuvres complètes de BossuetChapitre 686 sur 851 · TE NOSTRAS ETIAM REBELLES COMPELLE PROPITIUS VO · texte numérisé non relu

TE NOSTRAS ETIAM REBELLES COMPELLE PROPITIUS VO

LuxTATEs , c'est accuscr l'Eglise d'erreur, de nier qu'un des effets de la grâce soit d'amollir un cœur endurci, et de lui ôler sa dureté. On sait au reste que le terme dont se sert l'Eglise quand elle dit : CoMPELLE, forcez, contraignez , ne marque pas une violence qui nous fasse faire le bien malgré nous, mais comme parle saint Augustin, une toute-puissante facilité de faire que de non-voulants nous soyons faits voulants, volentes de nolextibus; et c'est pourquoi, en relevant cette expression, qui était dès lors familière à l'Eglise , il parle ainsi à Vital : « Quand vous entendez le prêtre de Dieu (jui » lui demande à l'autel qu'il force les nations incré- » dules à embrasser la foi, ne répondez-vous pas » Amen? Disputerez-vous contre celle foi? direz- » vous que c'est errer que de faire cette oraison, et » exercerez-vous voire éloquence contre ces prières » de l'Eglise? » Faisons la même demande à M. Simon. S'il méprise l'autorité de saint Augustin, qu'il réponde à la preuve que toute l'Eglise lui met en main dans ses prières, et qu'il les accorde, s'il peul, avec l'audace qui lui fait nier la grâce qui fait croire en Dieu, et qui empêche qu'on ne lui résiste, en ôtant du cœur l'endurcissement par lequel on lui

résistait?

CHAPITRK XI.

Saint Aufjuslin a eu intention de démontrer, el a démontré en effet que la (/rdce qu'on demandait par ces prières emportait certainement l'action.

CarU fautici observer que saint Augustin se sert de cet argument pour combattre Vital , qui disait que « Dieu agit lellcrnont en nous, que nous con- » sentons si nous voulons; et si nous ne voulons

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