‹ Œuvres complètes de BossuetChapitre 702 sur 851 · Epist. ad Sixt. mux cit. — 2. Jluiil., .Wiss.,p · texte numérisé non relu

Epist. ad Sixt. mux cit. — 2. Jluiil., .Wiss.,p

DÉFENSE DE LA TRADITION ET DES SAINTS PÈTxES.

vous dire avec confiance, et sans crainte d'être condamnes, notre Père qui êtes dans les deux. Dans la luosso de sainl Basile , et dans celle de sainl Olirysoslome' : Faites-nous dignes de wiis invoquer par la vertxi, du Saint-Esprit , et avec une pure conscience; et encore : Accordez-nous cette grâce que nous vous invoquions avec confiance, et vous disions : Xotre Père, etc.

La même chose parait presqu'en mômes termes , dans la messe de saint Jacques, el dans celle de saint Marc- on voit partout ce terme mystique, qui de tout temps en Occident comme en Orient, précède l'Oraison dominicale : Audemus dicere , Nous osons dire; mais l'Orient a marqué plus expressément que celte pieuse audace, d'appeler Dieu notre Père, nous vient de la grâce du Saint-Esprit, dont Paul disait tout à l'heure, que c'est lui qui crie en nous; c'est-à-dire, qui nous fait crier que Dieu est notre Père.

On trouve aussi dans la messe de saint Chrysostome' -.Vous qui nous donnez ces prières communes el unanimes, daignez aussi les exaucer ; par où paraît encore cette excellente doctrine , que ce qui fonde l'espérance que nous ressentons en nos cœurs d'être exaucés, c'est que nous n'olfrons à Dieu que les prières qu'il nous fait faire, ce qui est précisément la même chose que demande l'Eglise, en disant : Seigneur, ouvrez les oreilles à 7ws prières, et afin que nous obtenions ce que vous nous promettez, faites-nous demander ce qui vous plaît: Pateant AURES, etc.

C'est donc la foi de l'Eglise catholique, qu'il faut demander à Dieu tous les actes de notre liberté, jusqu'à la prière, par oîi l'on obtient tous les autres; et par conséquent qu'il les forme tous, et qu'il forme en particulier et par une grâce spéciale l'acte de prier dans ceux qui le font. C'est pourquoi on lui en rend grâces conformément à cette parole de saint PauP : Je rends grâces à Dieu de ce que, nuit et jour, je me souviens continuellement de vous. Qui rend grâces à Dieu de ce qu'il prie nuit et jour, lui rend grâces du premier moment comme de la suite, puisque sans doute ce premier moment est le commencement de ces jours et de ces nuits si lieureusem,'nt passés dans la prière.

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