CHAPITRE II
I M. Simon attaque le principe de saint Augustin : ce qu'il faut i pour repousser cette attaque.
M. Si.MoN s'est imaginé qu'il détruirait celte grâce de prédilection et de préférence, que l'Ecole nomme efficace, et que saint .\uguslin u défendue contre les pélagiens et les semi-pélagiens tant pour commencer que pour mener à sa fin l'cL'uvre du salut, par la volonté générale en Dit'U et en Jésus- Christ de sauver tout le genre humain , qu'il trouve
1. Tap. 150. dis]>. 2. p. 52. - 2. Idem , disp. 7, p. 29. .10. — 3. Ibid., disp. 13, p. Ci. — 4. Ibtd.. disp. 14.
Dl'FENSE DE LA TRADITION ET DES SAINTS PÈRES.
dans les autres Pères. Où il suppose deux ciioses : la première, que cotte grâce de prédilection est incompatible avec cette volonté générale; la seconde, que c'est aussi pour cette raison que saint Augustin, qui soutient l'une, s'est distingué de tous les Pères, ses prédécesseurs, en excluant l'autre. Mais j'oppose à cette doctrine téméraire deux faits constants : l'un que l'Ecole, loin d'ojiposer l'efficace de la grâce et la prédilection gratuite avec laquelle elle est donnée , à la volonté générale de sauver tous les hommes , les concilie ensemble ; l'autre , qu'elle concilie pareillement saint Augustin avec tous les autres Pères ; en sorte qu'il n'y a rien de plus contraire à l'esprit do toute l'Ecole, non plus qu'à celui de toute l'Eglise, que d'entreprendre de les commettre.