Mpl . li» II, 3* obter»., chap. 12, p. FMH
La troisième, que cette grâce qui fait faire à ceux qui font, faisant aussi persévérer ceux qui persévèrent, sauve aussi finalement ceux qui sont sauvés. D'où s'ensuit
La quatrième observation , qu'il y a donc une grâce de dislinction , qui est une suite de la volonté particulière de sanctifier et de sauver efficacement quelques hommes, très-compatible avec la grâce commune , qui vient de la volonté générale de les sauver tous.
Et la cinquième, qui est ici la plus Importante, que cette distinction est attribuée en général aux scolastiquos , c'est-à-dire qu'elle est reconnue pour être de toute l'Ecole, ce cordinal ayant pris en habile controvcrsiste ce qui est commun à toute l'Ecole , qui est d'enseigner une grâce qui donne le pouvoir et une autre qui donne l'effet actuellement, sans entrer dans les moyens dont cela se fait, parce que l'Ecole se divisant en cet endroitlà, un homme qui disputait contre les ennemis de l'Eglise ne devait leur opposer que ce dont on est d'accord parmi nos docteurs. D'où il s'ensuit qu'il reconnaît la doctrine qui concilie la volonté générale de sauver les hommes , avec la grâce de distinction et de préférence, comme la doctrine commune de l'Ecole; à quoi il faut ajouter qu'il reconnaît en particulier ce qui regarde la grâce efficace comme venant de saint Paul.
11 rester;) it à M. Simon de dire que ce cardinal n'a pas su les sentiments de l'Ecole, dont il se pare en cet endroit; mais il ne pouvait pas montrer plus clairement son ignorance. En effet, il y a trois sentiments sur l'efficace de la grâce : le premier de ceux des thomistes qui la constituent dans la prémotion ou prédétermination physique; le second de ceux qui la mettent dans une espèce de prémotion ou détermination morale , sans y ajouter autre chose; et le troisième de ceux qui , sans rejeter ces déterminations morales , prétendent premièrement qu'elles ne sont pas nécessaires pour l'efficace de la grâce, et secondement qu'il n'est pas possible de l'établir solidement sur une autre présupposition que celle de la science conditionnelle.
Voilà les trois explications que FEcolc! apporte de refficace de la grâce. Or est-il que dans toutes les trois , la grâce de distinction et de préférence est également reconnue et conciliée avec la volonté générale de sauver les hommes; la preuve en sera aisée en les parcourant.
Celle qui semble le plus opposée à la volonté générale, est celle des prédéterminants ou des thomistes, défenseurs de la prémotion ou prédétermination physique. Mais pour voir qu'elle concilie la grâce (le distinction , qui selon eux est la grâce prédéterminante, avec la volonté générale de sauver les hommes et une grâce suffisante et commune à tous, il n(! faut qu'entendre Alvarez, le f)lus zélé défenseur de cette grâce. Et sur cela voici d'abord deux conclusions de ce docteur : Première conclusion : « Si l'on parle des secours (ixtérieurs, comme sont la rédemption de Jésus-f^lirist, ses sacrements, ses mirachis, etc., Dieu donne à tous des secours suffisants pour le saint; il l(!S propose et |(;s offre à tous autant qu'il est va\ lui, fiiioiqii'on effet fpH!lf|iies-iiiis ne les reçoivent pas'. » lU'u-