‹ Œuvres complètes de BossuetChapitre 805 sur 851 · CHAPITRE VI · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI

Les Pères qui ont précédé saint Augustin ont reconnu en Dieu et en Jésus-Christ la volonté générale de sauver les hommes.

Il faut maintenant venir à la seconde supposition de M. Simon , qui distingue saint Augustin des autres Pères, comme s'il avait nié la grâce générale : « Si Pelage, dit cet auteur, avait reconnu avec les Pères grecs la même grâce générale que •Dieu donne à tous les hommes, il n'y aurait rien eu à redire à ses sentiments, bien qu'il fût éloigné de ceux de saint Augustin ^ »

11 suppose partout la même chose : il n'y a rien de plus inconsidéré ou de plus mal intentionné que cet auteur. Le docte P. Deschamps, dans son livre de l'Hérésie jansénlenne , attaque Jansénius qui rejette la volonté générale et la grâce donnée à tous; mais bien éloigné des sentiments de notre critique qui abandonne saint Augustin à cet auteur, et qui, en lui donnant un tel protecteur, le met au-dessus de tout reproche , il lui oppose au contraire'' cent passages de saint Augustin et de ses disciples, où ils n'établissent pas moins la volonté générale et la grâce donnée à tous, que les autres saints. Ainsi quand M. Simon insinue (sn tant d'endroits le contraire, il fortifie le parti de Jansénius qu'il fait semblant de vouloir détruire, et il attaque ses adversaires qu'il fait semblant de vouloir favoris(!r.

Mais pour entrer dans le fond de cette dispute,

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