‹ Œuvres complètes de BossuetChapitre 81 sur 851 · X' PASSAGE · texte numérisé non relu

X' PASSAGE

1 . Hemarque de l'auteur contre les théologiens. — • Si quelques théologiens ne trouvent point » dans mon ouvrage de certaines interprétations sur » lesquelles il« appuient ordinairement les princi-

• pes de leur théologie , je les prie de considérer que

• je n'ai point eu d'autre dessein dans mes notes » que d'y expliquer le sens purement littéral''. «

I. m.r. eont Eun. — t. Votl. in hune loe. - 3. lAh 7. in Joan., hle.— i. Pr*f,p. 40.

REMARQUE

2. Il suit de ce passage que la théologie n'est pas littérale. — Il paraîtra dans la suite que l'auteur renverse une infinité de principes, non de quelques théologiens , mais de toute la théologie; et quand il s'excuse sur ce qu'il n'a prétendu que d'expliquer le sens littéral, prcmièremeut il nous trompe, puisqu'il remplit toutes ses notes de dogmes théologiques ; et secondement il insinue que la théologie n'est pas littérale.

3. Paroles de l'auteur contre -la théologie scolastique. — On ne doit pas oublier que c'est ici le même homme qui a déjà déclaré « qu'il a trouvé la mé- » Ihodedes théologiens scolastiques*; » c'est-à-dire, dans son style, leur manière d'entendre l'Ecriture sainte, « peu sûre, et la théologie scolastique ca- » pable de faire douter des choses les plus certai- » nés. » Il ajoute, « les subtilités de ces théologiens » ne servent souvent qu'à embarrasser les esprits, )) et à former de méchantes difflcullés contre les » mystères de la religion. » C'est aussi par là qu'il s'excuse de s'être éloigné « quelquefois des opinions » les plus reçues dans les écoles, » en leur préférant les pensées de quelques nouveaux théologiens, sous prétexte qu'il aura voulu se persuader qu'ils rentrent dans les sentiments des plus anciens docteurs de l'Eglise; comme si l'ancienne doctrine était oubliée, et qu'il la fallût aller chercher bien loin. On voit assez quelles nouvelles nous avons à craindre d'un homme qui écrit dans cet esprit. Il ne se dément point dans cet ouvrage, et il y débite tant de nouveautés, si hardies, si dangereuses, qu'on voit bien que ses quelquefois ne sont qu'un adoucissement en paroles. Nous reviendrons dans la suite plus amplement à cette matière; et l'on ne peut pas tout dire dans un seul discours.

Page 1