XI® PASSAGE
1. Sur ces mots : cire baptisé en Moïse, et sur la divinité du Saint-Esprit. — « Les anciens anlitrini- » laires n'insistaient pas moins que ceux d'aujour- » d'hui sur ces façons de parler : être baptisé en » Moïse; croire en Moïse : d'où ils inféraient, » qu'être baptisé au nom du Saint-Esprit, n'était » pas des expressions d'où l'on pût conclure que le » Saint-Esprit fût Dieu-. »
REMARQUE
2. Méthode de réfuter les hérétiques. — L'auteur oppose à celle induction des antilrinilaires, un long raisonnement de saint Basile, Irès-bon, mais peu nécessaire en ce lieu, parce (}u'on pouvait tirer de ce même Père, et des autres, quelque chose de plus décisif et de plus touchant, qui est en trois mots : qu'il y a une extrême différence entre ces mois , être baptisé en Moïse , cl ceux-ci , être baptisé au nom du Saint-Esprit, en égalité avec le Père et le Fils. Quand on donne aux objections des hérélifiues aussi subtils que les sociniens, des réponses plus enveloppées, lorsqu'on en a de précises qui ferment la bouche , on se défend mal , et il semble f|u'on les épargne.