‹ Œuvres complètes de Boufflers (volume 2)Chapitre 105 sur 134 · DE L'ODE D'HORACE · texte numérisé non relu

DE L'ODE D'HORACE

Eheu I fugaces. Posthume,

Les ans sont un torrent , la vieillesse a des ailes ; La vie est le chemin qui conduit au trépas. La piété , soumise à ses lois éternelles , Les suit sans murmurer, et ne les change pas.

Les sacrifices , les prières Ne sauraient apaiser le roi des sombres lieux ; Les pleurs qui mouillent nos paupières N'en font point couler de ses yeux.

IjC triple Géryon , l'indomptable Titye , De sou joug ont senti le poids; A tout ce qui jouit du bienfait de la vie Le souverain des mort^ imposera des lois.

Aux rois comme aux bergers il fera passer l'onde;. TjCS vainqueurs porteront ses fers, Et tous les habitans du monde Seront habitans des enfers.

t2 32 TRADUCTIONS.

Loin du tumulte et du carnage , En vain cherchons-nous de longs jours; Loin des vents malfaisans et du bruyant orage , Nous essayons en vain d'en assurer le cours.

Nous verrons le Cocyte en des plaines arides Rouler péniblement ses languissantes eaux; De Sisyphe et des Danaïdes Nous irons voir les vains travaux.

Tes trésors , ta maison et ta compagne aimée , Tout deviendra pour toi des objets de regrets; De tant d'arbres divers dont ta vue est charmée, Un seul suivra son maître ; hélas! c'est le cyprès!

Cet or qu'avec soin tu resserres , Ton héritier l'attend , qui le dissipera ; Et les plaisirs que tu dififères, Ton héritier les goûtera.

IMITATION

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