‹ Œuvres complètes de Boufflers (volume 2)Chapitre 107 sur 134 · CHOEUR DU QUATRIÈME ACTE · texte numérisé non relu

CHOEUR DU QUATRIÈME ACTE

Quantos casus humana rotant , etc.

O COMBIEN de hasards dans cette vie humaine! Mais la haute fortune est bien plus incertaine ; Le pauvre est moins troublé dans son obscurité, Et soiis son humble toi vieillit en sûreté. Les sapins orgueilleux qui percent les nuages Sur leur tête chenue attirent mille outrages , Et les tyrans des airs, les humides autans, I^es aquilons glacés l'assiègent en tout temps ; Mais l'herbe qui fleurit au vallon solitaire A moins à redouter de cette horrible guerre Que l'Athos et l'Ida , dont le maître des cieux Semble vouloir briser le front audacieux. Il n'a point des géans oublié l'insolence , A tout ce qui s'élève il étend sa vengeance ; Renversant les palais , épargnant les vergers , Il tonne sur les rois, et non sur les bergers. liC temps nous trompe tous ; sur ses ailes légères

Il nous porte à la fois nos biens et nos misères ; Ainsi, quittant les morts et revoyant le jour, Thésée en cet instant déplore son retour , Et la sombre fureur oîi son ame s'égare Lui fait dans ses foyers retrouver le Tartare.

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