DU DANTE
DU CHANt UIX-SEPT!ÈME DE SON PARADIS '.
Il te faudra quitter ce qui t'est le plus cher, Prélude rigoureux par où l'exil commence, Lorsque de sa victime il fait un trait qu'il lance Loin des murs paternels avec son arc de fer.
Tu connaîtras alors quelle saveur amère Porte un pain que d'un autre il nous faut obtenir, Et qu'il n'est point de roc si pénible à francbir Que le seuil orgueilleux d'une porte étrangère.
Là , des hommes sans ame, etsans honte et sans mœurs, Doubleront ton supplice, et leur horde ennemie S'indignant des secours offerts à tes malheurs , Tournera contre toi tous les dards de l'envie.
Au milieu de tes maux console-toi pourtant : Ton destin est cruel , mais leur sort sera pire ; L'envie est moins funeste à celui qui l'inspire Qu'à celui qui la sent.
I. Le Dante rencontre sou père Caccia Guida, qui lui prédit Si's ninllicurs.