ADRESSÉS A DORAT SUR SES BJISEU
J'ai lu tes baisers élégans, Je les ai lus à ma Lucile; Et , dans l'ivresse de mes sens , J'en lisais un, j'en prenais mille.
Que vous êtes intéressans , Baisers dictés par l'amour même!
Et que l'heureux chantre qu'il aime Met de chaleur dans ses accens !
Il pénètre, il brûle, il enflamme, Il trouve le chemin du cœur ; A tout il imprime son ame , Et partout il se rend vainqueur.
Tel est ton sort, nouveau Catulle; Ton ouvrage, en lettres de feu, A la mère du petit Dieu Sera présenté par Tibulle. Pour nous, mortels trop malheureux, Nous n'en pouvons faire l'emplette :
Bien qu'il soit l'objet de nos vœux, U est trop cher pour qu'on l'achète.
I Non ncueUlii.
Les baisers coûtent à Paris , (Tout s'y vend jusqu'à la tendresse) Mais chacun dira : Prix pour prix, J'aime mieux ceux de ma maîtresse.