‹ Œuvres complètes de Buffon avec des extraits de Daubenton, et la classification de Cuvier (volume 2)Chapitre 113 sur 133 · ADDITION · texte numérisé non relu

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A l’article nu FELD-SPATH, et du FElD-SPATIl DE RUSSIE.

M. Dallas confirme par de très-bonnes observations ce que j’ai dit au sujet du feld-spatb qui se trouve piesque toujours incorporé dans les granits, et très-rarement isolé. Il ajoule que ces feld-spatbs isolés se rencoidrent dans les filons de certaines mines, et que ce n’est presque qn’en Siièfle et en Saxe qu’on en a des exemples.

« l.c feld-spatli, qui est la même chose que le petmil-se, dont on se « sert jiour faire la porcelaine, est, dit ce savant naturaliste, ordinaire- « ment d’nne couleur jilus ou moins grise dans les granits communs; « mais il s’en trouve quelquefois en Fiidande du rouge ou rougeâtre Il dans un granit, (jui dès lors est égal en beauté au granit ronge antique. «1 Lorsque le feld-spalli se ti'ouve mêlé, comme c’est le plus ordinaire, « dans nos gianils avec bï quartz et le mica, on le voit quelquefois « former des masses de plusieurs pouces cubes; mais plus souvent il Il n’est (ju’en grains, et représente tréqueminent de vrais granitelles.

Il C’est une espèce de gianilelle, coupée de grosses veines de quartz Il demi-transparent, (jui fournit, aux environs de Catherine-Bourg, la Il pierre connue sous le nom d'ulUunix, dont on ne connaît presque pas Il d’autres exemples.

Il II est très-rare, dans l’emiiire de Russie, de trouver de ces granits Il simples, c’est-à-dire unii|ueinent composés de quartz et de feld-spath ;

Il il est encore plus rare de troin cr des roches presque purement com- 11 posées de feld-spath en cristallisations plus ou moins confuses : ce- 11 iiendant je connais un exemple d'un tel granit sur le Selengha près Il de la ville do Selenghinsk , où il y a des montagnes en partie pure- « ment composées de feld-spath gris, qui se décompose en gravier et en •1 sable.

Il Un second exemple d’une roche de feld-sphath presque pure est Il cette pierre chatoyante analogue à la pierre de Labrador, qu’on a

« (léconverte aux environs de Pélersl)onrg. La couleur obscure, le « cbaloieincnt et la pâle de celle pierre la rendent si semblable à celle « (inc les frères Moraves ont découverte sur la côte des Esquimaux, et U débitée sous le nom de Labrador, qu’à l’aspect des premiers éclmntil- « Ions que j’en vis, je fus tenté de les déclarer étrangères et véritables « pierrc's de l.abrador : mais par une comparaison plus altenlivc, l’on <1 ti ouve bientôt que le feld-spalh chatoyant do Russie est :

« 1“ Plus dur, moins facile à entamer par la lime, et à se diviser en « éclats ;

« 2" Qu’il montre constamment une cristallisation plus ou moins <1 confuse, en petits losanges, i)arallélipipèdes allongés, qui n’ont ordi- « nairement que quehiues lignes d’épaisseur, tandis que la pierre de « Labrador offre quelquefois des cristaux de plusieurs pouces , et par K celle raison des plans chatoyants d’une plus grande étendue;

•i 5" Que le feld-spath de Russie se trouve eu blocs considérables, qui « semblent avoir été détachés de rochers entiers, tandis qu’on n’a « trouvé la pierre de Labrador qu’en cailloux roulés, depuis la gros- « seur d’une noisette jusqu’à celle d’un petit melon, qui semblent avoir •• appartenu à un tilon, et offrent souvent des traces de mine de fer.

« Les blocs de feld-spath qui ont été trouvés entre Pélersbourg et Il Péterhoff ne sont certainement pas là dans leur sol natal, mais ont IC été charriés de loin, et déposés par quelque inondation violente,

Il aussi bien que ces autres innombrables blocs de granits et d’autres Il roches, qu’on Iroine semés sur les plaines de la Finlande, et jus- II qu’aux montagnes de Valdaï... Je crois qu’il faudra chercher la véri- II table ]jatrie de celte piei-re chatoyante parmi les montagnes graniti- « quesqui bordent la mer Blanche, dcjmis Soroka jusqu’à Umba.

Il La couleur obscure et la qualité chatoyante du feld-spalh en ques- II lion me semblent dépendre d’un même principe colorant, et ce prin- II cipe est le ter, dont les dissolutions par l'acide aérien, si généralement Il répandues dans la nature, produisent, par différentes modilicalions.

Il les plus Aives couleurs dans les fêlures les moins perceptibles des Il minéraux et des pierres qu’elles pénètrent. Le feld-spalh étant d’une Il texture lamelleuse doit admettre entre ses feuillets ces solutions colo- « i-antes, et produire des rellets lorsque, par une coupe un peu oblicjue. Il les bords, quoique peu transparents, des lames colorées se présentent •1 à la lumière, t’est en conséquence de cela que les couleurs de la Il pierre chatoyante brillent ordinairement j)ar lignes ou raies, qui ré- II pondent aux lames ou feuillets de la pierre; et des raies obscures Il dans un sens deviennent brillantes dans une autre exposition , Il et ([uehiuefois présentent une couleur différente par des rellets Il changés. »

HISTOIRE NATURELLE

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