‹ Œuvres complètes de Buffon avec des extraits de Daubenton, et la classification de Cuvier (volume 2)Chapitre 27 sur 133 · PIERRES IRISÉES · texte numérisé non relu

PIERRES IRISÉES

Après ces pierres ciiatoyantes dont les couleurs sont floltontes, et dans lesquelles les reflets de lumière paraissent uniformes, il s’en trouve plusieurs autres dont les couleurs variées ne dépendent ni de la reflexion extérieure de la lumière, ni de sa réfraction dans l’inlcrieur de ces pierres, mais des couleurs irisées que produisent tous les corps lorsqu’ils sont réduits en lames exlreinement minces ; les pierres qui présentent ces couleurs sont toutes défectueuses; on peut en juger par le cristal de roche ù'isé qui n’est quun cris'al fêlé. U en est de meme feld-spath irisé : les couleurs qu’ils offrent à l’œil ne viennent que du reflet de la lumière sur les lames minces de leurs parties constituantes, lorsqu’elles ont été séparées les unes des autres par la percussion ou par quelque autre cause. Ucs pierres irisées sont étonnées cest-a-dire fêlées dans leur intérieur; elles n’ont que peu ou point de va eur et on les distingue aisément des vraies pierres chatoyantes pai' le faib e éclat et le peu d’intensité des couleurs qu’elles rein oient a l œil : e plus souvent même la fêlure ou séparation des lames est sensi > e a tranche, et visible jusque dans l’intérieur du morceau. Au reste, il y a aussi du cristal irisé, seulement à sa superfleie, et cette iris superlicielle s’y produit par l’exfolialion des petites lames de sa surface, de meme qu’on le voit dans notre verre factice longtemps exposé aux impressions

l’air. , . ,

Au reste, ta pierre iris de Pline, qui semblerait devoir elrc specia e-

ment notre cristal irisé, n’est pourtant que le cristal dans lequel es anciens avaient observé la réfraction de la lumièie, la ivision ces couleurs, en un mot, tous les effets du prisme (2) sans avoir su en déduire la théorie.

(t) Voyez l’article de Girasol dans cette histoire des minéraux.

(2) AVo. Seulement il est singulier que Pline, pour nous décrire cet edet, a.t recours a un cristal de la mer Rouge, landis que la première aiguille de cristal des Alpes pouva.t egalement le lui offrir. « Iris effoditur in quadam insula maris lluhri quæ dislat a Bercmee uri.e sexag.nla « millia, eætera sua parte cristallus, itaque quidam rad.eem cristal!, esse dixernnl. ocalur <■ ex argumente iris. Nam suli tccto percussa sole spec.es et colores arcus coelest.s .n prox.mos » parietes ejaculalur, s.il.imlc mutons magnaque varielate adim.-at.onem su. angens. Sexa.i- « gulum esse, ut cristallum , constat.. .. Colo.'es vero non n.s. ex opaco reddunt, ncc ut .psæ

HISTOIRE NATURELLE

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