‹ Œuvres complètes de Buffon avec des extraits de Daubenton, et la classification de Cuvier (volume 2)Chapitre 28 sur 133 · STALACTITES CRISTALLISÉES DU SCHORL · texte numérisé non relu

STALACTITES CRISTALLISÉES DU SCHORL

Le scliorl diffère du qiiariz, et ressemble au feld-spafh par sa fusibilité, et il surpasse de beaucoup en densité les quatre autres verres primitifs; nous rapporterons donc au scliorl les pierres transparentes qui ont ces mêmes propriétés : ainsi, nous reconnaîtrons les produits du scliorl parleur densité et par leur fusibilité, et nous verrons que toutes les maliéres vitreuses qui sont spéciliquement plus pesantes que le quartz, les jaspes, le mica et le feld-spath, proviennent du scliorl en tout ou en partie. C’est sur ce fondement «[ue je rapporte au scliorl plutôt qu’au feld spath les émeraudes, les péridots, le saphir du Brésil, etc.

.I!ai déjà dit que les couleurs dont les pierres transparentes sont teintes n’inlUieut pas sensiblement sur la pesanteur spécifique : ainsi l’on aurait tort de jirétendre que c’est au mélange des matières métalliques qui sont entrées dans la composition des péridots, des émeraudes et du saphir du Brésil, qu’on doit attribuer leur densité plus grande que celle du cristal ; et dès lors nous sommes bien fondés à rapporter ce surplus de densité au mélange du scliorl, qui est le plus pesant de tous les verres jirimitifs.

Les extraits ou stalactites du scliorl sont donc toujours reconnaissables par leur densité et leur fusibilité; ce qui les distingue des autres cristaux vitreux avec lesquels ils ont néanmoins le caractère commun de la double réfraction.

Page 1