‹ Œuvres complètes de Buffon avec des extraits de Daubenton, et la classification de Cuvier (volume 3)Chapitre 183 sur 255 · DU TA PI II · texte numérisé non relu

DU TA PI II

dans le coclion, et il y avait un angle l)ien marqué entre lœsophage et le pylore, qui faisait une espèce d'étranglement, et la partie gauche était

grande circonférence de l’estomae était de trois pieds un pouce; la petite circonrérencc de deux pieds six lignes.

Longueur du foie 0 It 0

Épaisseur du foie

Largeur du foie

Il n’y avait point de vésicule de fiel, mais seulement un conduit biliaire qui s’ouvrait dans le duodénum à cote du canal pancréatique.

Longueur de la rate 160

Largeur de la rate

Épaisseur de la rate 010

Hauteur du cœur 050

Circonférence du cœur

Le trou oval était fermé.

Diamètre de l’aorte 010

Longueur des intestins grêles depuis le pylore jusqu’au cæcum . . 38 2 0

Circonférence des intestins grêles dans les endroits les plus gros. ..036

Circonfe'rence dans les endroits les plus petits 0 3 3

Longueur du cæcum 1 10 0

Circonférence du cæcum à l’endroit le plus gros. ....... 2 4 10

Circonférence du colon à l’endroit le plus gros 19 0

Circonférence du colon à l’endroit le plus petit 0 7 0

Circonférence du rectum à l’endroit le plus gros 10 0

Circonférence du rectum à l’endroit le plus petit 0 7 0

Centre nerveux. ... 040

Longueur des reins

Largeur des reins 0 4 8

Épaisseur des reins 010

Diamètre de la vulve 010

Longueur du vagin ,...0116

Longueur du corps de la matrice 026

Longueur des cornes de la matrice. . 0 11 0

Grande circonférence de la vessie 288

Petite circonférence de la vessie. 1 10 4

Longueur de l’urètre 056

Circonférence de l’urètre 626

Longueur des testicules ou ovaires 090

Largeur des testicules 006

Épaisseur des testicules

Longueur de la langue 120

Longueur de l’animal, depuis le bout du nez à l’anus 5 10

Hauteur du train de derrière 284

Hauteur du train de devant 272

Longueur de l’œil d’un angle à l’autre 011

Dans lo temps que I on a fait cette dissection et |)ris les mesures précédentes, nous n’avions pas encore reçu le mémoire de M. Bajon. Nous eussions sans- doute examiné de beaucoup plus près l’estomac et surtout les cornes de la matrice de cet animal ; mais, quoique cet examen ultérieur n’ait pas été fait, nous sommes néanmoinsconvaincus qu’il n’a qu’un estomac, et, en même temps, persuadés qu’il y a communication entre les ovaires et l’extrémité des trompes de la matrice.

Au reste le tapir, qui est le plus gros quadrupède de l’Amérique méridionale, ne se trouve que dans celle partie du monde. L’espèce ne s’est pas étendue au delà de i’istlime de Panama , et c’est probablement parce qu’il n’a pu franchir les montagnes de cet isthme j car la température du Mexique cl des autres provinces adjacentes aurait convenu à la nature de cet animal, puisque Samuel Wallis et quelques autres voyageurs disent en avoir trouvé, ainsi que des lamas, jusque dans les terres du détroit de Magellan.

ADDITION DE L ÉDITEUR HOLLANDAIS (jl. LE l'ROFESSEUlî ALLAMAND) A

l’article du tapir.

« Quoique les tapirs soient assez communs dans les parties de l’Aniérique méridionale où les Européens ont des établissements, et qu’on en voit quelquefois dans lés basses-cours des particuliers, où on les nourrit avec les autres animaux domestiques, il est cependant fort rare qu’on en transporte eu Europe. 4e ne crois pas même que jusqu’à présent on y en ait vu plus d'un, (pii a été montré à Amsterdam, en 1704, sous le nom de cheval marin, et dont un peintre de ce temps-Ià a fait des dessins qui se conservent dans les collections de (piclques curieux, mais qui représentent cet animal si imparlaitcmcnt, qu ou ne saurait ly reconnailre. M. de Buiron n’a jamais vu le tapir *, non plus que les autres naturalistes qui en ont parlé; dans riiisloire qu il en a donnée, il a été obligé de copier la description qui eu a été laite par Maregrave et par Barrère, et de citer ce qu'en ont dit les voyageurs : la ligure (ju il y a ajoutée lui a été coinmuniquée par M. de la Uondamiiie, et c’est la seule qui en donne une idée passable ; c’est même la seule qui en ail été faite : car il faut compter pour rien celle que Marcgrave eu a publiée, et qui a été copiée par Pison ; elle est trop mauvaise jiour tprelle mérite aucune attention.

« üe|Hiis quelques simiaincs nous avons ici, en Hollande, deux de ces

’ Ce qui était vrai pour le temps où M. Allamaud a écrit; mais depuis le tapir m’a été bien connu, et je l'ai fait dessiner d’après nature, comme on vient de le voir.

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