DU DAM\N-ISRAEL
C’est à M. le chevalier Bruce que îious devons l’exacte connaissance et la vraie description du daman, déjà bien indiqué par Prosper Alpin, et mal à propos rapporté par le docteur Shaw à la grande gerboise. Voici ce que m’a écrit à ce sujet cet illustre voyageur : « Le daman-israël n’est point une gerboise; il est mol indiqué par notre docteur Shaw, qui dit que ses pattes de devant sont courtes en comparaison de celles de derrière, dans la même proportion que celles des gerboises; ce fait n’est point Vrai : voici la figure de cet animal que j’ai dessinée moi-mème. Il est fort commun aux environs du Mont-Liban et encore plus dans l’Arabie-Pétréc; il se trouve aussi dans les montagnes de l’Arabie-IIeureusc, et dans toutes les parties hautes de l’Abyssinie; il est de la forme et de la grandeur d’un lapin; les jambes de devant un peu plus courtes que celles de derrière, mais non pas plus que le lapin; un caractère très-distinct, c’est qu’il n’a point du tout de queue, et qu’il a trois doigts à chaque patte, à peu près comme ceux des singes, sans aucun ongle, et environnés d’une chair molle d’une forme ronde; par ce caractère et parle manque de queue, il parait approcher du loris; les oreilles sont petites et courtes, couvertes de poil en dedans comme en dehors, par où il diffère encore du lapin; tout le dessous du corps est blanc, et le dedans à peu près de la couleur de nos lapins sauvages; il lui sort sur le dos et sur tout le dessus du corps et des cuisses, de longs poils isolés,
* La dénomination de daman est celle qui prévaut pour désigner ce quadrupède, que l’on croit être le saphan des Israélites Hi’iFON, lome Tir,
lllSTOmE NATLKliLLE
c) lin noir fort luisant. Ces animaux vivent toujours dans les cavernes des rochers et non pas dans la terre, puisqu’ils n'ont point d’ongles. » D’après le dessin de M. Bruce, il parait que le docteur Sliaw s esl trompé; et ce qui le confirme encore, c’est que ne voulant pas s’en tenir à ce que Prosper Alpin avait dit du daman, que sa chair est excellente à manger et qu’il est p/us gros que notre lapin d’Europe , il a retranché ce dernier fait du passage de Prosper Alpin, qu’il cite au reste en entier. Il faut donc rectifier ce que j’en ai dit moi-meme, et rendre à Prosper Alpin la justice d’avoir indique le premier le daman-israël, et de lui avoir donné ses véritables caractères.
Au reste, il ne parait pas douteux que ce daman ou agneau d’Israël ne soit le saphan de l’Écriture sainte. M. le chevalier Bruce dit qu'il l a vu, non-seulement dans les différentes parties de l’Asie, mais ju.squ’en Abyssinie; mais il existe dans les terres du cap de Bonne-Espérance une autre espèce de daman que M, Sonnerat nous a rapporté. Ce daman du Cap diffère du daman-israël par plus de rondeur dans la taille, et aussi parce qu’il n’a pas autant de poils saillants ni aussi longs que ceux du daman-israël; il a de plus un grand ongle courbe et creusé en gouttière au doigt intérieur du pied de derrière, ce qui ne se trouve pas dans les pieds du daman-israël. (’es caractères nous paraissent suffisants pour faire une espèce distincte de ce daman du Cap, et le séparer, comme nous le faisons ici, de celle du daman de Syrie, avec lequel néanmoins il a la plus grande ressemblance par la grandeur et la conformation, par le nombre de doigts et par le manque de queue.
Au reste, nous devons ajouter ici qu’à l'inspection seule de ce daman du Cap, nous l’avons reconnu pour le même animal que celui dont nous avons donné la description sous le nom de marmotte du Cap, en avertissant en même temps que je n’adoptais celle dénomination que provisionnellement, et en attendant que je fusse mieux informé de la nature et du vrai nom de cet animal; ainsi il faut rapporter à ce daman du Cap ce que nous avons dit de cette prétendue marmotte, et encore tout ce que nous donne Allamand d’après M. Klockncr, sur ce même animal, sous la dénomination de Â'iipdaas ou Blaireau de roches, en observant que par la seule conformation de ses pieds, il ne doit pas être mis dans le genre des blaireaux, et que c'est mal à propos qu’on lui en a appliqué le nom. Voici ce qu’en dit ce savant naturaliste dans ses additions à mon ouvrage :
« MM. Pallas et Vosmaër croieni que ccl animal se creuse des trous en terre comme notre marinolte ou noire blaireau, et cela, disent-ils, parce que ses pieds sont propres à cette operation; mais à en juger par ces mêmes pieds, on serait porté à croire qu'il ne s’en sert jamais pour un pareil usage, car ils ne paraissent point propres à creuser; ils sont couverts en dessous d’une peau fort douce, et les doigts sont armés d’ongles courts et plats, qui ne s’étendent point au delà de la peau ; cela n’indique guère un animal qui gratte la terre pour s’y former une retraite. M, Pallas dit, à la vérité, que les ongles sont très-courts ou plutôt qu’il n’en a point, pour qu’en creusant ils ne s’usent pas contre les rochers, au milieu desquels ces animaux habitent-
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celle raison est ingénicusemenl trouvée; mais ne serait-on pas autorisé aussi à dire, et peut-être avec plus de fondement, que la nature ne leur a donné des ongles si courts, que parce qu’ils n'ont pas besoin de s’en servir pour creuser? Au moins est-il sûr que celui qui est à Amsterdam ne les emploie pas à cela ; jamais on ne le voit gratter ou creuser la terre...
« M. Vosmaër dit que ces animaux sont lents dans leurs mouvements; cela est vrai, sans doute, de celui qu’il a vu; mais M. Pallas nous apprend qu’il était mort pour avoir trop mangé; aussi ne pourrait-on pas supposer que la graisse dont il était surchargé le rendait lourd et pesant? Au moins ceux que M. Klockner a observés ne sont point tels: au contraire, ils sont Irès-prestes dans leurs mouvements ; ils sautent avec beaucoup d agilité de haut en bas, et tombent toujours sur leurs quatre pattes; ils aiment à être sur des endroits élevés; leurs jambes de derrière sont plus longues que celles de devant, ce qui fait que leur démarche ressemble plus à celle du cochon d inde que de tout autre animal; mais ils ont celle du cochon quand ils courent ; ils ne dorment point pendant le jour; quand le jour arrive, ils se retirent dans leur nid, où ils se fourrent au milieu du foin, dont ils se couvrent tout le corps. On dit qu’au Cap, ilsonl leur nid dans lesfenlcsdes rochers, où ils se font un litdemoussc et defeuilles d’épines qui leur servent aussi de nourriture, de même que les autres feuilles qui sont peu charnues; au moins celui qui est à Amsterdam paraît les préférer aux racines et au paiu qu’on lui donne. Une mange pas volontiers des noix ni des amandes.Quand il mâche, sa mâchoire inférieure se meut comme celle des animaux qui ruminent, quoiqu’il n’appartienne point à cette classe. Si l'on peut juger de toute l’espèce par lui, ces animaux ne parviennent pas aussi vile à tonte leur grandeur que les cochons d’Inde. Quand il a été pris, il était de la grosseur d’un rat, et était vraisemblablement âgé de cinq ou six semaines; depuis onze mois qu’il est dans ce pays, il n’a pas encore la taille d’un lapin sauvage, quoique ces animaux parviennent à celle de nos lapins domestiques.
« Les Hottentols estiment beaucoup une sorte de remède que les Hollandais nomment;)wsff< de blaireau; c’est une substance noirâtre, sèche et d’assez mauvaise odeur, qu’on trouve dans les fentes des rochers et dans des cavernes; on prétend que c’est à l’urine de ces bêtes qu’elle doit son origine. Ces animaux, dit-on, ont la coutume de pisser toujours dans le même endroit, et leur urine dépose cette substance, qui , séchée avec le temps, prend de la consistance. Cela est assez vraisemblable ; celui qui est à Amsterdam lâche presque toujours son urine dans le même coin de la loge où il est renfermé.
« Sa tête est petite à proportion de son corps; scs yeux n’ont guère que la moitié de la grandeur de ceux du lapin; sa mâchoire inférieure est un peu plus courte que celle de dessus; ses oreilles sont rondes cl peu élevées; clics sont bordées de poils très-fins, mais qui deviennent plus longs à mesure qu’ils approchent de ceux de la tête; son cou est plus haut que large, et il en est de même de tout le corps; scs pieds de devant sont sans poils en dessous et partagés en lobes; en dessus, ils sont couverts de poils jusqu’à la racine des ongles. M. Vosmaër dit que ses pieds sont nus, cela ne doit s’entendre que de la partie inférieure. Quand il court, les jambes de derrière ne paraissent guère plus longues que celles de devant. Leurs pieds n ont que trois doigts, dont deux sont toujours appliques contre terre quand ils marchent ; mais le troisième ou l’intérieur est plus court et séparé des deux autres: quelque mouvement que l’animal fasse, il le lient toujours eleve. Ce doigt est armé d’un ongle dont la construction est singulière. M. Vosmaër se contente de dire quil a un ongle courbe; M. Pallas n’en dit pas davantage, et la figure qu il en a donnée ne le fait pas mieux connaître. Cet ongle forme une gouttière, dont les bords sont fort minces; ils se rapprochent à leur origine, s’éloignent en avançant au devant, puis ils se recour-
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bent en dossijii.s, cl ils sc réunissent en se lertninanl en une pelile poinle qui s'étend dans la cavité de la gouttière, presque jusqu'à son milieu. Ces ongles sont situés de façon que la cavité de celui du pied droit est en partie tournée vers celle du pied gauche, et en partie vers en bas : placés au bout du doigt, que l’animal lient toujours élevé, ils ne touchent jamais le sol sur lequel il marche. Il ne paraît pas vraisemblable qu'ils servent à jeter en arrière la terre, comme M. Tallas l'a soupçonné; ils sont trop tendres pour cela. M. Klockner a mieux vu quel était leur usage : l’animal s’en sert pour se gratter le corps et sc délivrer des insectes ou des ordures qui sc trouvent sur lui ; ses autres ongles, vu leur figure, lui seraient inutiles pour cela. Le Créateur n’a pas voulu qu’aucun des animaux qu’il a formés manquassent de ce qui leur était nécessaire pour se délivrer de tout ce qui pourrait les incommoder.
« On voit sur le corps de notre klipdaas quelques poils noirs parsemés, un peu plus longs que les autres. C'est une singularité qui mérite d’être remarquée : cependant, je n’en voudrais pas conclure avec M. Pallas que ces poils peuvent être comparés aux épines du porc-épic ; ils ne leur ressemblent en rien.
« La longueur du corps de cet animal, que M. Klockner a observé à Amsterdam, est, depuis le museau jusqu’à l’anus, de onze pouces trois quarts Celui que j'ai placé au Cabinet de notre Académie n’a que dix pouces, mais celui qui a été décrit par M. Pallas était long d’un pied trois pouces trois lignes; et la longueur de sa tête égalait trois pouces quatre lignes : celle de l'individu d’Amsterdam n’était que de trois pouces et demi.
« Les femelles de ces animaux n’ont que quatre mamelles, deux de ch,aquc côté; et si elles font plusieurs petits à la fois, comme il est très-vraisemblable, c’est une nouvelle confirmation de ce qu’a dit M. de Buffon, savoir, que le nombre des mamelles n’est point relatif, dans chaque espèce d’animal, au nombre des petits que la femelle doit produire et allaiter. »
ADDITION ET COnilECTlONS A L'AltTICLE DE LA MARMOTTE DU CAP DE BONNE-ESPÉRANCE.
ÜNous avions donné à cet animal le nom de marmotte du Cap, d’après Kolbe et M. Vosrnaër. parce qu’en effet il a quelque ressemblance avec la marmotte : cependant, il n’est point du genre des marmotles, et n’en a pas les habitudes; mais M. Allamand nous a informés qu’on appelait klipdaas ce même animal, auquel on donnait aussi le nom de blaireau des rochers. D’après la figure qui nous a été envoyée par ce célèbre naturaliste, nous avons adopté le nom de klipdaas, parce qu’en efièt il n’est ni du genre des marmotles, ni de celui des blaireaux.
M. le comte de Mellin, que nous avons déjà eu occasion de citer avec éloge, m’a envoyé la gravure faite d’après le dessin qu’il a fait lui-même de cet animal vivant, et il a eu la bonté d’y ajouter plusieurs observations intéressantes sur ses habitudes naturelles. Voici l’extrait de la lettre qu’il m’a écrite à ce sujet :
« Monsieur le comte a donné l’hisloire d’un petit animal auquel il adonné le nom de marmoile du cap de Bonne-Espérance. Permcltez-moi, monsieur le comte, de vous
l)ü DAMAN-ISUAliL.
dire que cet ui.iiiial n’a dans ses mueuis aucuije ressemblance avec la marmolte. J'en ai reçu une femelle dueap de Bonne-Espérance qui vit encore et que j'ai donnée à ma sœur, la comtesse Borke, qui l’a présentement depuis quatre ans. Je l’ai peinte d’après nature, et j’ai l’honneur de vous envoyer une gravure faite d’après cette peinture, et qui représente ce petit animal très au naturel. Celle qui est dans votre ouvrage, copiée de celle qui sc trouve dans le Spicilegia zoologica de M. Pallas, est absolument manquée. Le genre de vie de ces petits animaux n’est pas aussi triste que le prétend M. Vosraaër ; tout au contraire, il est d’un naturel gai et dispos; cela dépend de la manière dont on le tient. Pendant les premières semaines que je l’avais, je le tins toujours attaché avec une ficelle à sa petite loge, et il passa la plus grande partie des jours et des nuits à dormir blotti dans sa loge ; et que pouvait-il faire de mieux pour supporter l’ennui de l’esclavage? mais depuis qu’on lui permet de courir en liberté par les chambres, il se montre tout autre; il est- non-seulement très-appriv.oisé, mais même susceptible d’altacliemeut. Il sc plaît à être sur les genoux de sa maîtresse; il la distingue des autres, au point que quand il est enferme dans une chambre et qu’il l’entend venir, il reconnaît sa démarche, il s’approche de la porte, se met aux écoutes, et si elle s’en retourne sans entrer chez lui, il s’en retourne tristement et à pas lents. Quand on l’appelle, il répond par un petit cri point désagréable, cl vient proraplemcul chez la personne qui le demande.
Il saute très-légèrement et avec beaucoup de précision ; il est frileux et cherche de préférence à sc coucher tout au haut du poêle sur lequel il saule en deux sauts; il ne grimpe pas, mais il saute aussi légèrement que les chats, sans jamais rien renverser. Il aime à être tout à côté du feu, et comme le poêle de la cbambie est ce que nous nommons windofen qu’on chauffe par une espèce de cheminée pratiquée dans le poêle, et qu’on ferme d’une porte de fer, il est déjà arrivé qu’il s’est glissé dans le poêle pendant que le bois y hriMait ; et cnraine on avait ferme la porte sur lui, ne sachant pas qu’il y était, il souffrit une chaleur bien violente prnd.ant quelques minutes, jusqu’à ce qu’il rail le nez à la petite porte de fer qui est pratiquée dans la grande porte, et qu’on avait laissée ouverte pour y faire entrer l’air, sur quoi on le lit sortir promptement : quoiqu’il se fût brûlé le poil des deux côtés, cet accident ne l’a pas rendu plus prévoyant, et il recherche encore toujours à être bien près du feu. Ce petit animal est extrêmement propre, au point qu’on l’a accoutumé à se servir d’un pot pour y faire scs ordures et y lâcher son eau ; on remarqua que pour sc vider, il lui fallait un lieu commode et une atlitude particulière : car alors tl sc dresse sur les pattes de derrière, en les appuyant contre un mur ou quelque chose de stable, qui ne recule pas sous lui, et il pose les pieds de devant sur un bâton ou quelque chose d’élevé, en léchant sa bouche avec sa langue pendant tout le temps que l’opération dure. On dirait qu’il se décharge avec peine, et pour profiler de l’inclination qu’il a pour la propreté, on lui a préparé un lieu commode, une espèce de chaise percée, dont il se sert toujours.
« Il se nourrit d’herbes, de fruits, de palales qu’il aime beaucoup crues et cuites, et même il mange du bœuf fumé; mais il ne mange que de celle viande, et jamais de la crue, ni d'aulres viandes : apparemment que, pendant son transport par mer, on lui a fait connaître celte nourriture qui doit cependant être souvent variée, car il se lasse bientôt, et perd l’appétit lorsqu on lui donne la même pendant plusieurs jours^ Alors il passe une journée entière sans manger, mais le lendemain, il répare le temps perdu; il mange la mousse cl l’ccorce du ebene, et sait sc glisser adioilemenl jusqu’au fond de la caisse à bois pour l'enlever des bûches qui eu soûl cncoi e couvertes. 11 ne boit pas ordinairement, cl ce n’est que lorsqu il a mangé du bœul salé qu’on l’a vu boire fréquenimcni. Il sc frotte dans le sable comme les oiscau.x pulvcraleurs, pour sc défaire de la vermine qui l’incommode, et ce n’est pas en sc vaulrani
comme les chiens et les renards, mais d'une manière tout étrangère à tout autre quadrupède, el exactement comme le faisan ou la perdrix. Il est toujours très-dispos pendant tout le cours de l’année, et il me paraît être trop éveillé pour imaginer qu’il puisse passer une partie de l'hiver dans un état de torpeur, comme la marmotte ou le loir. Je ne vois pas non plus qu’il puisse se creuser un terrier comme les marmottes ou les blaireaux, n’ayant ni des ongles crochus aux doigts, ni ceux-ci assez forts pour un travailaussi rude. Il ne peut que se glisser dans lescrevasses des rochers, poury établir sa demeure et pour échapper aux oiseaux de proie qu’il craint beaucoup; au moins chaque corneille que le nôtre voit voler, lorsqu’il est assis sur la fenêtre, place favorite pour lui, l’alarme; il se précipite d’abord et court se cacher dans sa loge, d’où il ne sort que longtemps après, lorsqu’il imagine le danger passé. Il ne mord pas violemment, et quoiqu'il en fasse des tentatives lorsqu’on l'irrite, il ne peut guère se défendre à coups de dents, pas même contre le petit épagneul de sa maîtresse, qui, jaloux des faveurs qu’on lui prodigue, prend quelquefois querelle avec lui. Il ne trouve probablement en état de liberté son salut que dans la fuile et dans la célérité de ses sauts, talent tres-utile pour ce petit animal qui, selon le rapport des voyageurs, habile les rochers du sud de l’Afrique. Quoiqu’il engraisse beaucoup lorsqu’on le tient enfermé ou à l’attache, il ne prend guère plus d’embonpoint qu’un autre animal bien nourri, dès qu’on lui donne pleine liberté de courir el de se donner de l’exercice. »