‹ Œuvres complètes de Buffon avec des extraits de Daubenton, et la classification de Cuvier (volume 4)Chapitre 103 sur 525 · LE MARTINET A 'VENTIIE BLANC · texte numérisé non relu

LE MARTINET A 'VENTIIE BLANC

DU LAGOPÈDE. 243

un mâle encore jeune qui n’avait pas pris tout son accroissement , d’autant qu’il ne pesait que quatorze onzes au lieu de dix-neuf, qui est le poids des attagas ordinaires.

J’en dis autant, et pour les mêmes raisons, de la tro-sième espèce de Im/opus de Gessner, et (jui parait être le même oiseau que celui dont le jésuite llzaczynski parle sous le nom polonais de pcivoiod. Ils ont tous deux une partie des ailes et le ventre blancs, le dos et le reste du corps de couleur variée; tous deux ont les pieds velus, le vol pesant, la chair excellente, et sont de la gi osseur d'une jeune poule. Kzaczynski en reconnaît deux especes : l une plus petite, que j’ai ici en vue; l’autre plus grosso, et qui pourrait hicn être une espèce de gelinotte. Cet auteur ajoute qu’on trouve de ces oiseaux parfaitement blancs dans le palatinat de Novogorod. Je ne range pas ces oiseaux parmi les lagopèdes, comme a fait M. Brisson, de la seconde et d® la troisième espèce de lar/opus de Gessner, parce qu ils ne sont pas en cllet lagopèdes, c’est-à-dire qu’ils n’ont point les pieds velus par-dessous, et que ce caractère est d'autant plus décisif qu’il est plus anciennement reconnu, et que par conséquent il paraît avoir plus de consistance.

LE LAGOPEDE.

(le LAGOT’ÈDE OUDIXAiaE ou l'EUDUlX DES PYllÉXÉES.)

Ordre des gallinacés, genre tétras. (Cuvieh.)

Cet oiseau est celui auquel on a donné le nom do perdrix blanche, mais très-improprement, puisque ce n’est point une perdrix, et qu’il n’est blanc que pendant I bivcr, et à cause du grand froid auquel il est expose pendant cette saison sur les hautes montagnes des pays du nord, ou il se tient oidinairement. Aristote, qui ne connais.«ait point le lagopède, savait que les perdrix, les cailles, les hirondelles, les moineaux, les corbeaux, et meme les lièvres, les cerfs et les ours, éprouvent dans les mêmes circonstaiices le même changement de couleur. Sealiger y ajoute les aigles, les va itours, les éperviers, les milans, les tourterelles, les renards; et il serait facile d allonger cette liste du nom de plusieurs oiseaux et quadrupèdes sur lesquels le froid produit ou pourrait produire de semblables effets : d on il suit que la couleur blanche est ici un attribut variable, et qui ne doit pas étie employé comme un caractère distinctif de l espèce dont il s agit; et d autant moins que plusieurs espèces du même genre, telles que celles du petit tétras blanc, selon le docteur Waygand cl Rzaczynski, et de latlagas blanc, selon Belon, sont sujettes aux mômes variations dans la couleur de leur plumage : et il est étonnant que Frisch ail ignoré que son Irancolin blanc de montagne, qui est notre lagopède, y fût aussi sujet, ou que 1 ayant su, il n en ait point parlé; il dit seulement qu'on lui avait rapporte quon ne voyait point en été de francolins blancs; et, plus bas, il ajoute qu on en avait quelquefois tiré (sans doute en été) qui avaient les ailes et le dos bruns, mais qu'il n’en avait jamais vu : c’était bien le lieu de dire que ces oiseaux

n’étaient blancs (lue l'hiA'cr, etc. , •

J'ai dit qu’.Aristote ne connaissait pas notre lagopède, et quoique, ce soit un fait négatif, j’en ai la preuve positive dans ce passage de son Histoire des animaux, où il assure que le lièvre est le seul animal qui ait du poil sous les pieds. Certainement, s'il eût connu un oiseau qui eût eu aussi du jioil sous les pieds, il n’aurait pas manqué d’en faire mention dans cet

ni inSTOilU;: NATlUIiLLIÎ

endroit, où il s’occupait en général, selon sa manière, de la eomparaison des parties correspondantes d'ans les animaux, et par eonsécpient dos plumes des oiseaux, ainsi que des poils des quadrupciles.

Le nom de lagopède, que je donne à cet oiseau, n’est rien moins qu’un nouveau nom; c'est au contraire celui que Pline et les anciens lui ont donné, qu’on a mal à propos appliqué à quelques oiseaux de nuit, lesquels ont le dessus, et non le dessous des pieds garni de plumes, mais (|ui doit être conservé exclusivement à l’espèce dont il s'agit ici, avec d’autant plus de raison qu’il exprime un attribut unifpic parmi les oiseaux, qui est d'avoir, comme le lièvre, le dessous des pieds velus.

Pline ajoute à ce caractère distintif du lanopus , ou lagopède, sa grosseur, qui est celle d’un pigeon; sa couleur, qui est blanche; la qualité de sa chair, qui est excellente; son séjour de préférence, qui est le sommet des Alpes; enfin, sa nature, qui est d’ètre très-sauvage et peu susceptible d’étre apprivoisée : il finit par dire que sa cliairsecorromptfortpromptenKmi.

L'exactitude laborieuse des modernes a complété cette description a l’antique, qui ne préseme que les masses principales. Le premier trait <|u’ils ont ajouté au tableau, et qui n’cùi point échappé à Pline, s’il eiit vu 1 oiseau par lui-même, c’est cette peau glanduleuse qui lui forme au-dessus des yeux des espèces de sourcils rouges, mais d'un ronge plus vif dans le mâle que dans la lemelle; celle-ci est aussi plus petiu;, et n'a point sur la tète les deux traits noirs qui, dans le mâle, vont de la base du bec aux yeux, et meme au delà des yeux en se dirigeant vers les oreilles : à cela prés, le mâle et la femelle se ressemblent dans tout le reste, quant à la forme extérieure ; et tout ce que j’en dirai dans la suite sera commun à l’uii et à l'autre.

l.a blancheur des lagopèdes n’est pas universelle et sans aucun mélange tians le temps même où ils sont le plus blancs, c’est-à-dire au milieu de 1 hiver : la priticipale exception est dans les pennes de la queue, dont la plupart sont noires avec un [teu de blanc à la pointe; mais il paraît, par les descriptions, que ce ne sont pas constamment les mêmes pennes qui sont de cette couleur. Linnæus, dans sa Fauna suecica, dit que ce sont les [icnnes du milieu qui sont noires; et, dans soi) Sgele/na Nalurœ, il dit, avec M.lJrissoti et Willugbby, que les mêmes pennes sont blanches, etjes latérales noires : tous ces naturalistes n’y ont pas regardé d’assez près. I3ans le sujet que nous avons fait dessiner, et dans d’autres (pic nous avons examinés, nous avons trouvé la queue composée de deux rangs de plumes run sur l’autre; celui de dessus blanc en entier, et celui de dessous noir, ayant chacun quatorze (dûmes. Klein parle d'un oiseau de cette es|ièce qu’il avait reçu de Prusse, le 20 janvier Xlkl, et qui était entièrement blatie, excepté le bec, la (lartie inférieure de la queue et la lige de six pennes de l’aile. Le pasteur lapon Samuel Kheen, qu’il cite, assure que sa poule de neige, qui est notre lagopède, n’avait [las une seule plume noire, excepté la femelle, qui en avait une de cette couleur à chaipie aile; et la perdrix blanche, dont parle Gessner, était en effet toute blanche, excepté autour des oreilles, où elle avait quelques marques noires : les couvertures de la queue, (pii sont blanches et s'étendent jiar toute sa longueur, et recouvrent les (duines noires, ont donné lieu à la (dupai t de (‘es méprises. M. Brisson compte dix-huit (icnnes dans la queue, tandis que Willugbby et la plu[)art des autres ornithologistes n'en com|)tent que seize, et (ju'il n’y en a r(;ellement que quatorze, il semble que le plumage de cet oiseau, tout variable qu’il est, est sujet à moins de variétés (pu; l'on n’en trouve dans les descriptions des naturalisas. J>es ailes ont vingt- (piatre pennes, dont la troisième, à compter de la plus extérieure, est la plus longue; et ces trois pennes, ainsi que les trois suivantes de chaiitie côté,' ont

1)11 LAGOPÈDK. U-ù

lii li};e noin; lors môme (|ii elles sont hlîmelies. Le duvet f|iii onviromie les pieds et les doigts jusqu'aux ongles est Tort doux et fort épais; et l’on n’a pas manqué de dire que e'étaient des espèces de gants fourrés que la nature avait accordés à ces oiseaux, pour les garantir des grands froids auxquels ils sont exposés. I.eurs ongles sont fort longs, même celui du petit doigt de derrière : celui du doigt du milieu est creusé par-dessous, selon sa longueur, et les bords en sont tranchants; ce qui lui donne de la facilité pour se creuser des trous dans la neige.

Le lagopède est au moins de la grosseur d’un pigeon privé, selon Willugliby; il a quatorze à quinze pouces de long, vingt et un à vingt-deux pouces de vol, et pèse quatorze onces; le nôtre est un peu moins gros : mais iM. I Jnnæus a remarqué qu'il y en avait <lc différentes grandeurs, et que le plus petit de tous était celui des Alpes. Il est vrai qu’il ajoute, au même endroit, que cet oiseau se trouve dans les forêts des provinces du nord, et surtout de la Laponie; ce qui me ferait douter que ce fût la même espèce que notre lagopède des Alpes, qui a des habitudes toutes différentes, puisqu'il ne se plaît que sur les plus hautes montagnes; à moins qu'on ne veuille dire que la température qui règne sur la cime de nos Alpes est à peu près la même (pie celle des vallées et des forêts de Laponie. Mais ce qui achève de me persuader qu'il y a ici confusion d’espèces, c’est le peu d’accord des écrivains sur le cri du lagopède. Belon dit qu’il chante comme la perdrix; Gessner, que sa voix a quelque chose de celle du cerf : Linnæus compare son ramage à un caipiet babillard et à un rire moqueur, lünlin, W'iliugbby parle des jilumes dt^s piiuls comme d’un duvet doux {plwuulis mollibm)-, et Frisch les compare à des soies de cochon. Or, comment rapporter à la même espèce des oiseaux qui diffèrent par la grandeur, par les liahitudes naturelles, par la voix, par la qualité de leurs plumes, je pourrais encore ajouter par leurs couleurs; car nous avons vu (|ue celles des pennes de la queue n'est rien moins que constante? iMais ici les couleurs du plumage sont si variables dans le même individu, qu'il ne serait pas raisonnable d'en faire le caractère de l'espèce : je me crois donc fondé à séparer le lagopède des Alpes, des Pyrénées et autres montagnes semblables, d'avec les oiseaux de même genre qui se trouvent dans les forêts et même dans les plaines des pays septen rionaux, et qui paraissent être plutôt des tétras, des gelinottes ou des atiagas; et en cela je ne fais que me rapprocher de l'opinion de Pline, qui parle de son la/jopiis comme d un oiseau propre aux .Alpes.

Nous avons vu ci-dessus que le blanc était sa livrée d'hiver; celle d'été consiste en des taches brunes, semiies sans ordre sur un fond blanc : on peut dire néanmoins qu’il n’y a point d’été pour lui, et qu'il est déterminé, par sa singulière organisation, à ne se plaire (jue dans une température glaciale; car, à mesure que la neige fond sur le penchant des montagnes, il monte et va cherchcîr sur les sommets les plus élevés celle qui ne fonil jamais; non-seulement il s’en approche, mais il s'y creuse des trous, des espèces de clapiers, oii il se met à l’abri des rayons du soleil, (pii paraissent r()ffus(|uer ou l’incommoder, il serait curieux d'observer de près cet oiseau, d'étudier sa conformation intérieure, la structure de scs organes, de démêler pourquoi le froid lui est si nécessaire, pourquoi il évite le soleil avec tant de soin, tandis que presque tous les cires animés le désirent, le clierehent, le saluent comme le père de la nature, et reçoivent avec délices les douces influences de sa chaleur féconde et bienfaisante ; serait-ce par les mêmes causes fjui obligent les oiseaux de nuit à fuir la lumière? ou les lagopèdes seraient-ils les chacrclas de la famille des oiseaux?.

''2iù IliSTOIIÜi iNATLIKüLJJ*:

Qiioi (|ti il cil Süil, on comprend bien f|(i'iin oiseiiu de celle nalurc est dinicile il iip|irivoiser; cl Pline le dit expresséincnl, comme nous l’avons vu : cependant Redi parle de deux lagopèdes ipi il ]>omme perdrix blanches des Pyrénées, et ipi on avaii nourris dans la voliè're du jardin de BaboU, apparicnant au grand-duc.

Les lagopèdes voli nt par troupes, et ne volent jamais bien haut, car ce sont des oiseaux pesants : lorsqu’ils voient un homme, ils restent immobiles sur la neige pour n’etre point aperçus; mais ils sont souvent trahis par leur blambeiir, qui a plus d'éclat que la neige même. Au reste, soit stupidité, soit inexpérience, ils se familiarisent assez aisément avec riioninie : souvent jimir les prendre il ne laut que leur présenter tlu (lain, ou même faire tourner un chapeau devant eux, et saisir le moment où ils s’occupent de ce nouvel objet pour leur passer un lacet dans le cou, ou pour les tuer par derrière à coiqis de perche; on dit même qu'ils n’oseront jamais fiaiichir une rangée de pierres alignées grossièrement, comme pour faire la première assise d’une muraille, et qu ils iront conslainment tout le long de celle liuinble barrière, jusqu'aux |)ièges que les chasseurs leur ont prépa'i-és.

Ils vivent des chatons, des feuilles et des jeunes pousses de pin, de bouleau, de bruyère, de myrtille et d'autres plantes qui croissent ordinairement sur les montagnes; et c'est sans doute à la ()ualilé do leur nourriture qu’on doit imputer cette légère amertume (pi’ori reproche à leur chair, laquelle est d’ailleurs un bon manger : on la regarde comme viande noire, c’est un gibier très-commun, tant sur le mont Cenis que dans toutes les villes et villages à portée des montagnes de Savoie. J’en artnangé, et je lui trouve beaucoup de ressemblance [^our le goût avec la chair du lièvre.

Les feinelles pondent et couvent leurs œufs à terre, ou plutôt sur les rochers; c’est tout ce qu’on sait de leur façon de se multiplier : il faudrait avoir des ailes pour étudier à fond les mœurs et les habitudes des oiseaux, et surtout de ceux qui ne veulent point se plier au joug de la domesticité, et qui ne sc plaisent que dans des lieux inhabitables.

Le lagopède a un très-gros jabot, un gésier musculeux, où l’on trouve de petites pierres mêlées avec les aliments; les intestins longs de trente-six à trcnt-sepl pouces; de gros cæcum cannelés et fort longs, mais de longueur inégale, selon Kcdi, et qui sont souvent pleins de très-petits vers : les tuniques de l’intestin grêle présentent un réseau très-curieux, formé par une multitude de petits vaisseaux, ou plutôt de petites rides disposées avec ordre et symétrie. On a remarqué qu’il avait le cœur un peu plus petit, et la rate beaucoup plus petite que l’attagas, et que le canal cystique et le conduit liépalique allaient sc rendre dans les intestins séparément, et mémo à une assez grande distance l'un de l’autre.

Je ne puis finir cet article sans remarquer, avec Aldrovande, que parmi les noms divers qui ont été donnés au lagopède, Gessner place celui à'urblan comme un mol italien en usage dons la Lombardie, mais que ce mot est tout à fait étranger et à la Lombardie et à toute oreille italienne. Il pourrait bien en être de même elcrhoncas et de herbey, autres noms que, selon le même Gessner, les Grisons, qui parlent italien, donnent aux lagopèdes. Dans la partie de la Savoie qui avoisine le Valais, on les nomme arbenne; et ce mot, dilTéremment altéré par différents patois, moitié suisse, moitié grisou, aura pu produire quelque.s-nns de ceux dont je viens de parler.

DLI LAGOPliDi:.

IJÎ LAGOIMÎÜE DE LA BAIE

(UR TÉTRAS DES SAllEES.)

Ordre des gallinacés, genre tétras. (Cuviek.)

Les auteurs de la Zoologie britannique font à M. Brisson un juste reproche de ce ()u’il joint dans une même liste le plarinigan avec la perdrix blanche lie .M. Edwards, comme ne faisant (pt'un seul et même oiseau, tandis que ce sont en cllet deux especes dilférentcs ; car la perdrix blanclie deM. Edwards est plus de deux fois plus grosse que le ptarmigan, et les couleurs de leur plumage d’été sont aussi fort dilTércnlcs; 00116-111 ayant de larges taches de blanc et d’orangé foncé, et le ptarmigan ayant des mouchetures d'un brun obscur sur un brun clair. Du reste, ces mêmes autetirs avouent que la livrée d biver de ces oiseaux est la même, c’est-à-dire presque entièrement blanche. M. Edwards dit que les pennes latérales de la queue sont noires, même en hiver, avec du blanc au bout; et cependant il ajoute plus bas qu’un de ces oiseaux, qui avait été ttié en hiver et apporté de la baie d’Iludson par M. Lighl, était parfaitement blanc; ce qui prouve de plus en plus combien, dans cette espèce, les couleurs du plumage sont variables.

La perdrix blanche dont il s’agit ici est de grosseur moyenne entre la perdrix et le faisan, cl elle aurait assez la forme de la perdrix si elle n’avait pas la queue un peu longue. Le sujet représenté dans lnplanche72 d'Edwards est un coq, tel qu’il est au printemps lorsqu'il continence à prendre sa livrée d'été, et lorsque, éprouvant les influences de celle saison d'amour, il a ses sourcils membraneux plus rouges et plus saillants, plus élevés, tels en un mot que ceux de l’attagas; il a en outre de petites plumes blanches autour des yeux, et d’autres à la base du bec, lesquelles recouvrent les orifices des narines : les deux pennes du milieu sont variées comme celles du cou; les deux suivantes sont blanches, et toutes les autres noirâtres avec du blanc à la pointe, en été comme en hiver.

i.a livrée dété ne s'étend que sur la partie supérieure du corps; le ventre reste toujours blanc : les pieds et les doigts sont entièrement couverts de plumes, où plutôt de poils blancs; les ongles sont moins courbés qu’ils ne le sont ordinairement dans les oiseaux.

Celle perdrix blanche se tient toute l’année à la baie d’irudson : elle y passe les nuits dans des trous qu’elle sait se creuser sous la neige, dont la consistance, en ces contrées, est comme celle d'un sable très-lin. Le matin elle prend son essor et s’élève droit en haut, en secouant la neige de dessus scs ailes. Elle mange le matin et le soir, cl ne parait pas craindre le soleil comme notre lagopède des Alpes, puisqu’elle se lient tous les jours exposée à l’action de ses rayons, dans le temps de la journée où ils ont le plus de force. M. Edwards a reçu ce même oiseatt de iNorwége, qui me parait faire la nuance entre le lagopède, dont il a les pieds, et l’attagas, dont il a les gratids sourcils rouges.

IIISTOlIll!: i\ATL'lWaLE

QLI ONT r.APPORT AÜX COQS DE BHÜYÈPvE , AUX GELINOTTES, AUX

ATTAGAS, etc.

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