‹ Œuvres complètes de Buffon avec des extraits de Daubenton, et la classification de Cuvier (volume 4)Chapitre 126 sur 525 · LE PAllXI OU LE PIERKE · texte numérisé non relu

LE PAllXI OU LE PIERKE

(l.E HOCCO DC .MEXIQUE.)

Ordre des gallinacés, genre alector. ((’pvikr.)

L’oiseau qui est représenté dans l'édition in-4", sous le nom de IHerre (te Cayenne, portait en effet ce nom à la Ménagerie du Roi, où nous l’avons fait dessiner d'après le vivant : mais, comme il porte dans son jrays, (|ui est le Mexique, le nom de pauxi, selon Fernandez, nous avons cru devoir l'indiquer sous ces deux noms. C'est le quatorzième faisan de .\I. Drisson, qu’il a [ipel le /iocco rfit Mean'ç'i/e.

Cet oiseau ressemble, à plusieurs égards, au hocco précédent; mais il en diffère aussi en plusieurs points : il n’a point, comme lui, la tète surmontée d'une huppe; le tubercule qu’il a sur le bec est |)lus gros, fait en lormode poire et de couleur bleue. Fernandez dit que ce tubercule a la dureté de la pierre, et Je soupçonne que c’est de là qu’est venu au pauxi le nom d oiseau à pierre, ensuite celui de pierre; comme il a pris le nom de cusco ou de cushew bird, et celui de poule numidique, de ce même tubercule, à qui les uns ont trouvé de la ressemblance avec la noix d'Amérique appelée emen ou cmhetc, et d'autres avec le casque de la pintade.

Quoi qu il en soit, ce ne sont pas là les seules différences qui distinguent le pauxi des hoccos précédents : il est plus petit de taille; son bec est plus fort, plus courbé et presque autant que celui d'un perroquet; d’ailleurs, il nous est beaucoup plus rarement apporté que le hocco. M. Edwards, qui a vu ce dernier dans presque toutes les ménageries, n’a jamais rencontré qu’un seul cusco ou pauxi dans le cours de ses recherches.

Le beau noir de sou plumage a des reflets bleus et de couleur pourpre, qui ne paraissent ni ne pourraient guère paraiire daiis la figure.

Cet oiseau se perche sur les arbres; mais il poml à terre comme les faisans, mène ses petits et les rappelle de même ; les petits vivent d abord d’insectes, et ensuite, quand ils sont grands, de friuts, de graines et de tout ce qui convient à la volaille.

Le pauxi est aussi doux, et si l’on veut aussi stupide que les autres hoccos ; car il se laissera tirer jusqu’à six coups de fusil sans se sauver ; avec cela il .ne se laisse ni prendre ni toucher, selon Fernandez, et M. Aublet m’assure qu'il ne SC trouve que dans les lieux inhabités : cest probablerrjent l’une des causes de sa rareté en Europe.

M. Rrisson dit que la femelle ne diffère du mâle que par les couleurs,

RIFKOIV. tom« Vllî.

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ayant du l)ruii partout où celui-ci a du noir, et qu’elle lui est semblable dans tout le reste. Mais Aldrovande, en reconnaissant que le fond de son plumage est brun, remarque qu’elle a du cendré aux ailes et au cou, le bec moins erochu et point de queue, ce qui serait un trait de conformité avec le hoceo des Amazones de Barrère, dont la femelle, comme nous l’avons vu, a la (pieue beaucoup moins longue que le mâle : et ce ne sont pas les seuls oiseaux d’Amérique qui n’aient point de queue; il y a même tel canton de ce continent où les poules transportées d’Europe ne peuvent vivre longtemps sans perdre leur (pieuc, et même leur croupion, comme nous l’avons vu dans riiistoire du coq.

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