‹ Œuvres complètes de Buffon avec des extraits de Daubenton, et la classification de Cuvier (volume 4)Chapitre 213 sur 525 · L’ÉTOURNEAU DU CAP DE BONNE-ESPÉRANCE, OU L’ÉTOURNEAU-PIË · texte numérisé non relu

L’ÉTOURNEAU DU CAP DE BONNE-ESPÉRANCE, OU L’ÉTOURNEAU-PIË

J'ai donné à cet oiseau d’Afrique le nom d élourneau-pie, parce qu il m’a paru avoir plus de rapports, quant à sa forme totale, avec notre étourneau qu'avec aucune autre espèce, et parce que le noir et le blanc, qui sont les seules couleurs de son plumage, y sont distribués à peu près comme dans le plumage de la pic.

S’il n’avait pas le bec plus gros et plus long que notre étourneau d Europe, on pourrait le regarder comme une de ses variétés, d autant plus que notre étourneau se trouve au cap de Bonne-Espérance : celte variété se rapporterait naturellement à celle dont j’ai fait mention ci-dessus, et ou le noir et le blanc sont distribués par grandes taches. La plupcmarquable et celle qui caractérise le plus la physionomie de cet oiseau, cest une tache blanche fort grande, de forme ronde, située de cluupte côté de la tète, sur laquelle l œil parait placé presque en entier, et qui, se prolongeant on pointe par devant jusqu'à la base du bec, a par derrière une espèce d'appendice varié de noir qui descend le long du cou.

DES OISEADX ÉTiî.VISGERS. 5%

Ccl oiseau est le même que rétoiiriieau noirci blanc des Indes d'Edwards que le contra de Bengale d’Albin, que rclonrnean du caf» de Bonne Espérance de IM. Brisson, et même que son neuvième iroupiale. Il a avoué et rectifié ce double emploi, page 54 de son supplément, et il est en vérité bien excusable au milieu de ce chaos de desci iptions incomplètes, de fi»nrcs iroïKiuées et d'indications équivoques (jui embarrassent et sureliargeni I hisloire naturelle. Cela fait voir combien il est essentiel, lorsqu’on fait riiisioire d'un oiseau, de le reconnaître dans les diverses descriptions que les auteurs en ont faites, et d’indiquer les différents noms qu’on lui a donnés en dilférents temps et en différents lieux; seul moyen d’éviter ou de rectifier la stérile multiplication des especes purement nominales.

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