‹ Œuvres complètes de Buffon avec des extraits de Daubenton, et la classification de Cuvier (volume 4)Chapitre 222 sur 525 · LE BALTIMORE BATARD · texte numérisé non relu

LE BALTIMORE BATARD

Famille des conirostres, genre cassique. ( Cuvieb. )

On a sans doute appelé cet oiseau ainsi, parce que les couleurs de son plumage sont moins vives que celles du baltimore, et qu’à cet égard on l’a

DU CASSIQLIE DU BllÉSIL. /,Ü9

considéré comme une espece abâtardie. El, en effet, lorsqu’on s’est assuré par une comparaison exacte que ces deux oiseaux sont ressemblants presque en tout, excepté pour les couleurs; qu'ils ne diffèrent, à vrai dire, que par les teintes de memes couleurs distribuées presque absolument de même, on ne peut guère se dispenser d’en conclure que le baltimore bâtard n’est qu’une variété de l’espèce franche; variété dégénérée, soit par l’influence du climat, soit par quelque autre cause. Le noir de la tète est un peu marbré, celui de la gorge est pur; la partie du coqueluchon, qui tombe par derrière, est d’un gris olivâtre, qui se fonce de plus en plus en approchant du dos. Presque tout ce qui est d’un orangé si brillant dans l’autre, est dans celui-ci d’un jaune tirant sur l’orangé, plus vif sur la poitrine et sur les couvertures de la queue que partout ailleurs. Les ailes sont brunes; mais leurs grandes couvertures et leurs pennes sont bordées de blanc sale. Des douze pennes de la queue, les deux du milieu sont noirâtres dans leur partie moyenne, olivâtres à leur naissance, et marquées de jaune à leur extrémité : la suivante de chaque côté présente les deux premières couleurs mêlées confusément, cl dans les quatre pennes suivantes les deux dernières couleurs sont fondues ensemble.

En un mot, le baltimore franc est au baltimore bâtard, par rapport aux couleurs du plumage, à peu près ce que celui-ci est à sa femelle : or, cette femelle a les couleurs du dessus du corps cl de la queue plus ternes, et le dessous du corps d’un blanc jaunâtre.

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