‹ Œuvres complètes de Buffon avec des extraits de Daubenton, et la classification de Cuvier (volume 4)Chapitre 249 sur 525 · LE PETIT MERLE HUPPÉ DE LA CHINE · texte numérisé non relu

LE PETIT MERLE HUPPÉ DE LA CHINE

Je place encore cet oiseau entre les grives et les merles, parce qu'il a le port et le fond des couleurs des grives, sans en avoir les grivelures,que l’on regarde généralement comme le caractère distinctif de ce genre. Les plumes du sommet de la tète sont plus longues que les autres, et l’oiseau peut en les relevant s’en former une huppe. Il a une marque couleur de rose derrière l’œil; il en a une plus considérable de même couleur, mais moins vive, sous la quetie. et ses pieds sont d’un brun rougeâtre; en sorte que ce sera, si l’on veut, dans l'espèce des grives, le pendant du merle couleur de rose. Sa grosseur est à peu près celle de l’alouette, et les ailes qui, déployées, lui font une envergure d’environ dix pouces, ne s’étendent guère, dans leur repos, qu’à la moitié de la queue. Cette queue est composée de douze pennes étagées. Le brun plus ou moins foncé est la couleur dominante du dessus du corps, compris les ailes, la huppe et la tête^ mais les (juatre pennes latérales de chaque côté de la queue sont terminées de blanc; le dessous du corps est de celte dernière couleur, avec quel(|ues teintes de brun au-dessus de la poitrine. Je ne dois point omettre deux traits noirâtres qui, partant des coins du bec, et se prolongeant en arrière sur un fond blanc, font à cet oiseau une espèce de moustache, dont l’elfel est marqué.

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