‹ Œuvres complètes de Buffon avec des extraits de Daubenton, et la classification de Cuvier (volume 4)Chapitre 251 sur 525 · LE MERLE · texte numérisé non relu

LE MERLE

(le mekj.e noiu.)

Ordre des passereaux, famille des dentirostres, genre merle. (Cuviiai.)

Le mâle adulte dans cette espèce est encore plus noir que le corbeau; il est d un noir plus décidé, plus pur, moins altéré par des reflets : excepté je bec, le loui des yeux, le talon et la plante du pied c|u il a plus ou moins jaunes, il est noir partout et dans tous les aspects; aussi les Anglais I appellent-ils l’oiseau noir par excellence. La femelle au contraire n’a point de noir décidé dans tout son plumage, mais différentes nuances de brun mêlées de roux et de gris; son bec ne jaunit que rarement; elle ne chante pas non plus comme le mâle, et tout cela a donne lieu de la prendre pour un oiseau d’une autre espèce.

Les merles ne s’éloignent pas seulement du genre des grives par la couleur du plumage et par la différente livrée du mâle et de la femelle, mais encore par leur cri que tout le monde connaît, et par quelques-unes de leurs habitudes. Us ne voyagent ni ne vont en troupes comme les grives, et néanmoins, quoique plus sauvages entre eux, ils le sont moinsà l’égard de l’homme; car nous les apprivoisons plus aisément que les grives, et ils ne se tiennent pas si loin des lieux habités. Au reste, ils passent communément pour être tres-nns, parce qu’ayant la vue perçante ils découvrent les chasseurs de fort loin, et SC laissent approcher difïicilement ; mais en les étudiant de plus près, on reconnaît qu’ils sont plus inquiets que rusés, plus peureux que défiants, puisquils se laissent prendre aux gluaux, aux lacets, et à toutes sortes de

LE MEI-VLE

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