LE FAL'CON .TOIU
Le faucon noir qui se prend au passage à Malte, en France, en Allemagne, dont nous avons parlé, et que MM. Friscli et Edwards ont indiqué et décrit, qui nous paraît être d'une espèce étrangère et différente de celle de notre faucon commun. J observerai que la description qu'en donne M. Edwards est exacte, mais que M. Friscli n’est pas fondé à prononcer que ce faucon doit être sans doute le plus fort des oiseaux de proie de sa granileur, parce que, près de l'extrémité du bec supérieur, il y a une espèce de dent triangulaire ou de pointe iraneîianu*, et que les jambes sont garnies de |)lns grands doigts et ongles qu'aux autres faucons : car en comparant les doigts et les ongles de ce faucon noir, que nous avons en nature, avec ceux de notre faucon, nous n'avons pas trouvé qu'il y eût de différence ni pour la grandeur ni pour la force de ces parties; et, en comparant de même le bec de ce fiuieon noir avec le bec de nos faucons, nous avon.s trouvé que dans la plupart de ceux-ci, il y avait une pareille dent triangulaire vers l'extrémité de la mandibule supérieure; en sorte qu il ne diffère point à ces deux égards du faucon commun, comme M. Friscli semble l'insinuer. Au reste, le faucon tacheté dont M. Edwards donne la description et la ligure, et qu’il dit être du même climat que le faucon noir, c’est-à-dire des terres de la baie de lindson, ne nous parait être eu effet que le faucon sors ou jeune de cette mèmeespèce, et par conséquent ce n’est qu’une variété proiluite dans les couleurs par la différence de l’âge, et non pas une variété réelle ou variété de race dans celle espèce, ün nous a assuré que la plupart de ces Bmov , tonie vm. 7
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faucons noirs arrivent du côté du Midi : cependant nous en avons vu un qui avait été pris sur les côtes de LAinérique septentrionale, près du banc de Terre-Neuve; et, comme M. Edwards dit qifil se trouve aussi dans les terres voisines de la baie de Hudson, on peut croire que l’espèce est fort répandue, et qu’elle fréquente également les climats cliauds, tempérés ou froids.
Nous observerons que cet oiseau, que nous avons eu en nature, avait les pieds d'un bleu bien décidé et que ceux que l’on trouve représentés dans les planches de MM. Edw'ards et Frisch avaient les pieds jaunes; cependant il n’est pas douteux que ce ne soient les mêmes oiseaux : nous avons déjà reconnu, en examinant les balbuzards, qu'il y en avait à pieds bleus, et d’autres à pieds jaunes; ce caractère est donc beaucoup moins fixe qu’on ne l’imaginait. 11 en est de la couleur des pieds à peu près comme de celle du plumage; elle varie souvent avec l'àge ou par d autres circonstances.